Face à la pression croissante des déchets urbains, le district autonome d’Abidjan a organisé, les 8 et 9 mai, dans un hôtel de Marcory, un atelier stratégique sur le thème : « Valorisation des déchets et développement durable : stratégies et perspectives ». L’objectif de cet atelier est de repenser les modes actuels de gestion et identifier des solutions innovantes en faveur d’une économie circulaire.
Initiée sous l’impulsion du ministre-gouverneur Ibrahima Cissé Bacongo, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de refonte durable des pratiques d’assainissement et de restauration de l’ordre urbain.
Représentant le ministre-gouverneur, le premier vice-gouverneur Paulin Claude Danho a souligné l’importance d’un engagement collectif. « Le traitement des déchets doit permettre de bâtir une économie circulaire, génératrice d’emplois et de bien-être, tout en préservant notre environnement », a-t-il déclaré, ajoutant que « les ordures sont de l’or dur. Il nous appartient de raffiner cet or et de le transformer en une source de création de nouvelles richesses et d’opportunités ».
Avec plus de 280 tonnes de déchets plastiques produits chaque jour, auxquels s’ajoutent les déchets ménagers, industriels et hospitaliers, la capitale économique ivoirienne est confrontée à un enjeu environnemental majeur. Pour y faire face, l’atelier a réuni experts, chercheurs, mairies, acteurs du secteur privé et représentants communautaires.
Les échanges ont porté sur plusieurs axes : tri à la source, compostage, recyclage, promotion des start-ups vertes, éducation environnementale et développement de partenariats public-privé. Le professeur Assi Kaudjhis, intervenant en tant qu’expert, a rappelé les quatre piliers d’une gestion durable des déchets : réduire, réutiliser, recycler et repenser. Il a insisté sur le rôle de l’innovation, du changement de comportement citoyen et d’une gouvernance intégrée.
Pour Dosso Mamadou, directeur de l’Environnement et du développement durable du district, l’atelier a permis « de faire un état des lieux réaliste, d’échanger sur les meilleures pratiques, et surtout, de proposer des solutions performantes pour améliorer la qualité de vie des populations ».
Au-delà des aspects techniques, cet atelier traduit une volonté politique claire : faire de la gestion des déchets un levier stratégique de la transition écologique et de l’inclusion économique dans un contexte de forte urbanisation.
MD
