Affaire la Côte d’Ivoire 3ème demandeur d’asile en France: Le gros mensonge international

par NORDSUD
Publié: Dernière mise à jour le 25 vues

Plus de 10 000 Ivoiriens, souvent jeunes, ont fait une demande d’asile depuis le début de l’année (5 682 en 2019), selon l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Et depuis quelques jours, la presse internationale et le Monde en tête croit bien rire de la Côte d’Ivoire. Avant tout jugement, il faut bien comprendre de quoi l’on parle. En lisant la définition généralement admise de demandeurs d’asile, on comprend qu’il y a beaucoup d’amalgames. D’abord, il faut comprendre que le réfugié, au sens de la Convention de Genève de 1951, est éligible au statut de réfugié toute personne qui, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays. Il existe aussi une acception non juridique de la notion de réfugié, qui désigne toute personne contrainte à quitter son pays d’origine et ne pouvant y rentrer. Après cette précision faite, l’on note que le demandeur d’asile est toute personne qui a quitté son pays d’origine et souhaite obtenir le statut de réfugié. Le problème à présent est de souligner pourquoi ces 10.000 personnes ont fui le pays alors que les initiateurs de la désobéissance civile lancée le 11 octobre et les principaux animateurs de la vie politique ivoirienne sont restés sur place et vivent leur vie ici. Que se reprochent ces individus pour fuir ainsi en masse le pays ?

Ce chiffre de 10.000 demandeurs d’asile fait dire à Didier Leschi, directeur général de l’OFII que les ressortissants de Côte d’Ivoire sont la troisième nationalité à demander l’asile en France, juste derrière les Afghans et les Guinéens. «C’est tout le problème car la Côte d’Ivoire n’est pas un pays en conflit armé et ce qui est étonnant, c’est qu’il s’agit même d’un pays en pleine expansion économique», observe-t-il. Il faut lire les propos d’un certain Jimmy, présenté un réfugié pour se faire son opinion : «Oui mais c’est le gouvernement qui mange, pas le peuple. Est-ce que l’économie est redistribuée à la jeunesse ? Non». Cet argument développé par ce «réfugié» montre que le problème est biaisé. Et surtout que le mensonge est mal entretenu.

Bakayoko Youssouf

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