Une transition d’une durée de 3 ans au Burkina Faso. Tel est le désidérata formulé par les 350 représentants des forces vives du pays des hommes intègres au terme d’une réunion tenue, ce 28 février, pour l’adoption de la charte de la transition. Le document a signé, ce mardi 1er mars, par le numéro un de la junte au pouvoir, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Cette feuille de route de la transition devra être acceptée par la Cedeao pour son entérinement par la communauté internationale.
Les propositions de la commission technique sur la charte de la transition, remises le 23 février au lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, ont fait l’objet de débats, ce 28 février, au cours des assises nationales. Les 350 participants aux assises ont fait chorus autour d’un calendrier de 3 ans pour la transition et d’un gouvernement de 25 membres au maximum. Renommé assemblée législative de la Transition, le parlement aura une équipe composée de 71 membres. La nomenclature de cet organe législatif prévoit 21 personnes désignées par le président de la transition, 16 représentants des forces de défense et sécurité, 13 représentants des organisations de la société civile, 8 représentants des partis politiques et 13 représentants des différentes régions du pays.
Le président de la transition, le premier ministre et le président de l’hémicycle ne pourront pas se présenter pour l’élection présidentielle prévue pour 2025. L’ultime organe phare qui accompagnera les putschistes au pouvoir est le conseil d’orientation et de suivi de la transition. Des personnalités militaires du Mpsr et des personnalités civiles qui s’inscrivent dans la droite ligne des idéaux du Mouvement constitueront son board. Aux antipodes de la commission technique qui proposait une transition de 30 mois, un gouvernement d’une vingtaine de personnes, un organe législatif composé d’une cinquantaine de membres et une non-rémunération de ses membres, les forces vives de la nation ont rallongé les échéances, augmenté les membres des organes et décidé d’un salariat.
Charles Assagba
