Les revers de l’orpaillage font vivre un lundi noir au Burkina Faso, ce 21 février 2022. Une soixantaine de morts et des dizaines de blessés ont en effet été dénombrés suite à une explosion dans une mine artisanale d’orpaillage clandestin à Gomgombiro, village situé à une quinzaine de kilomètres de Gaoua dans la région du Sud-Ouest.
A la genèse de l’explosion, un incendie survenu dans le marché de cette localité. Dans sa propagation, le feu a touché un magasin de conservation des explosifs utilisés par les orpailleurs. Des détonations s’en sont suivi. Les populations en ont largement fait les frais. Les premiers bilans font état de 55 décès à minima. Des dizaines de blessés ont en outre été dénombrés. Les femmes et les enfants ont particulièrement été touchés de plein fouet par ce sinistre. De visu, les photos du village suite à l’incident présentent de considérables dégâts matériels.
A en croire le procureur, cette explosion qui a fait payer un lourde tribu aux populations de Gomgombiro ne relève pas d’un assaut terroriste. «On ne sait pas avec exactitude le type d’explosifs, mais la piste terroriste est totalement écartée», a-t-il indiqué. Dans le cadre de l’enquête visant à élucider les circonstances du drame et à mettre le grappin sur les coupables, «plusieurs personnes ont été déjà interpellées», fait noter le parquet.
Charles Assagba
