Burundi : Les hommes mariés obligés à rentrer chez leurs premières Femmes

par NORDSUD
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Plus de 900 concubines ont été chassées de leurs ménages, à Ngozi, dans le nord du pays, après une vaste campagne de sensibilisation initié par le gouvernement Burundais depuis Novembre 2023.

Ce bilan a été révélé par le gouverneur de la province, Désiré Minani,  lors d’une conférence ,  qui n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction , même si l’opération n’a pas atteint ses objectifs fixés .« Nous avons fait sortir 900 concubines entre autres, des communes de la province de Ngozi. Notre objectif a été atteint à plus ou moins 85%. Nous avons également 3600 enfants affectés par le concubinage à Ngozi », a-t-il expliqué.

Cette sensibilisation, rappelons, a débuté depuis quelques années sous l’ancien Président Burundais, Pierre Nkurunziza en 2017. Au Burundi, l’expulsion des concubins, s’applique à des hommes ou femmes mariés, qui ne sont pas officiellement divorcés, et qui vivent en couple avec une autre personne. Ainsi, « tous les concubins qui seront découverts à partir de maintenant, seront considérés comme des criminels », a averti Désiré Minani.

Selon des critiques , l’expulsion des concubines de leurs ménages, est contradictoire , au code pénal Burundais, qui stipule que «la poursuite ou la condamnation ne peut avoir lieu que sur plainte de l’époux qui se prétend offensé. Le plaignant peut en tout état de cause, par retrait de sa plainte, arrêter la procédure », déclare l’article 554.

Alors que le gouvernement dit agir, pour freiner certaines conséquences, issus de ces unions illégales, à l’exemple des grossesses non désirées ainsi que les enfants déscolarisés qui deviennent de véritables casses têtes pour la société.« Nous sommes en train de conjuguer les efforts avec les partenaires techniques et financiers de la province pour essayer de collecter les moyens nécessaires à faire scolariser les 3600 enfants qui risquent d’être une bombe à retardement si rien n’est fait » , a indiqué Désiré Minani .

Par ailleurs, le gouvernement oblige l’homme, à retourner avec son épouse légitime, et la femme est reconduite chez ses parents, même si certains problèmes s’opposent. « Nous avons trouvé également des concubines dont leurs parents sont décédés et leurs frères et ou sœurs ne les acceptent pas dans leur ménage. Tout projet doit avoir bien sûr des effets positifs et des effets négatifs. C’est toujours comme ça », a-t-il souligné.

Solange Nebie (stagiaire)

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