Fin de récréation pour les blogueurs, les activistes et les influenceurs. Le conseil des ministres a adopté ce mercredi 9 mars 2022, deux projets de loi pour soumettre tous ces contenus diffusés par les acteurs d’Internet à un contrôle strict et rigoureux. Objectif : les inciter au respect des principes généraux de l’information et de la communication, protéger les mineurs, prémunir le grand public contre l’incitation à la haine, la xénophobie. Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, le premier projet de loi adopté ce mercredi, modifie la loi du 27 décembre 2017, portant régime juridique de la presse. Le second, modifie la loi du 27 décembre 2017, portant régime juridique de la communication audio-visuelle. «Ces projets de loi visent à prendre en compte et à assurer une régulation plus efficiente des mécanismes nouveaux et croissants de la communication, dont le développement nécessite une adaptation constante du cadre légal existant», a fait savoir Amadoou Coulibaly. En gros, sont visés les activités de communication audio-visuelle et de production d’information numérique diffusées par Internet et qui échappent aux organes tels que l’Autorité nationale de la presse (ANP) et la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (Haca).
Raphaël Tanoh
