Union africaine (UA) a annoncé lundi 31 janvier 2022 la suspension du Burkina Faso de toutes ses activités au sein de l’organisation continentale « jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel dans le pays », théâtre d’un coup d’Etat perpétré le 24 janvier 2022 par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.
« Le Conseil décide (…) de suspendre la participation du Burkina Faso à toutes les activités de l’UA jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel dans le pays ». C’est à travers un tweet que le Conseil de Paix et Sécurité, en charge des conflits et questions de sécurité au sein de l’UA, a annoncé sa décision.
Le Burkina avait également été suspendu vendredi 28 janvier 2022 des instances de la Cedeao. Au lendemain de cette suspension, une délégation de chef d’Etat-majors des armées du Bénin, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Nigeria et du Sénégal a rencontré les nouvelles autorités burkinabè. Selon un communiqué issu de la présidence burkinabé, la junte a « expliqué aux émissaires de l’organisation communautaire que les récents changements politiques répondent aux attentes de la population en termes de sécurité, de refondation de la nation et des valeurs de la République». Une mission conjointe ONU-Cedeao emmenée par le représentant spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest Mahmat Saleh Annadif et la ministre ghanéenne des Affaires étrangères Shirley Ayorkor Botchway, accompagnée de plusieurs de ses homologues de la sous-région est attendue ce lundi dans la capitale burkinabé, où elle devrait s’entretenir avec les membres de la junte, au pouvoir depuis une semaine. Le Burkina fera l’objet d’un nouveau sommet de la Cedeao le jeudi 3 février à Accra au Ghana.
Bakayoko Youssouf
