Au pupitre à la faveur de son adresse sur l’état de la nation, devant les deux chambres du parlement réunis en Congrès, ce 18 juin, le président de la République, Alassane Ouattara a mis le cap sur les résultats économiques dont la Côte d’Ivoire a été auréolée. Le chef de l’Etat ivoirien a révélé que la Côte d’ivoire est la deuxième puissance économique de l’Afrique de l’Ouest après le Nigeria. Sur l’échiquier des pays francophones africains, la Côte d’Ivoire referme le podium à la troisième position derrière l’Algérie et le Maroc, a indiqué le patron de l’exécutif devant un parterre de personnalités dont le président de la Banque Africaine de Développement. A l’échelle du continent africain, Alassane Ouattara a signifié que son pays occupe la 9è place économique. Un classement de choix dans le gotha des pays africains qui s’appuie sur des fondamentaux économiques solides dont la récente hausse de la perspective de notation de la dette souveraine Côte d’Ivoire qui positionne le pays au rang de « 3è pays d’Afrique le mieux noté par Standard and Poor’s après le Botswana et l’Ile Maurice ». Relativement à l’épineux sujet de l’endettement, le numéro un ivoirien a souligné que la dette ivoirienne est « maîtrisée » sur fond de « la bonne gestion des finances publiques ». Alassane Ouattara a par ailleurs fait une piqure de rappel de la dynamique de croissance du PIB de la Côte d’Ivoire avec un taux de croissance du PIB estimé à 6.5% en 2023 et une moyenne de 7% escomptée sur la triennale 2024-2027. Au chapitre des politiques publiques, le président a dressé le tableau des infrastructures routières réalisées sous son magistère avec un bilan de 1640 km de routes interurbaines, 230 km d’autoroutes et de 45 ponts et échangeurs sorties de terres en vue de faciliter la mobilité sur toute l’étendue du territoire national. Dans cet exercice récapitulatif, Alassane Ouattara a fait l’état des lieux sur les récentes découvertes dans le bassin sédimentaire ivoirien. D’ici 2027, selon le président ivoirien, délai d’ici lequel l’industrie tournera à plein régime, la Côte d’Ivoire produira 200.000 barils de pétrole par jour contre 60.000 à l’état actuel. Dans la perspective de faire du secteur énergétique et de son binôme minier l’un des piliers de l’économie ivoirienne, la Côte d’Ivoire place également de grands espoirs en la richesse de son sous-sol en termes de ressources minières. Ainsi la découverte du gisement Koné, « 3 è plus grande mine d’or d’Afrique » selon le chef de l’Etat ainsi que celles de Manganèse, de Coltan positionnent stratégiquement la Côte d’Ivoire sur le segment des mines et de l’énergie. Premier producteur mondial de cacao, premier broyeur mondial de fèves de cacao, premier producteur mondial d’anacarde, la Côte d’Ivoire a rappelé le chef de l’Etat, est le 1er producteur africain de caoutchouc naturel, 2è producteur africain d’huile de palme, 1er producteur africain de coton. Une richesse tous azimuts qui offre des potentialités d’investissements que le président ivoirien entend voir les entrepreneurs locaux saisir. Il a en effet réitéré son « engagement à faire émerger des champions nationaux dans tous les secteurs d’activité ». Alassane Ouattara a de ce fait appelé le Patronat et les autres organisations du secteur privé à « faire des propositions dans ce sens ». La balle est dans votre camp, a-t-il précisé.
Charles Assagba
