L’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a accusé mercredi 2 mars 2022 la Russie de vouloir utiliser de l’armement banni par la convention de Genève dans le cadre de son offensive massive sur l’Ukraine.
« Nous avons vu des vidéos de forces russes transportant en Ukraine de l’armement absolument mortel qui n’a pas sa place sur un champ de bataille », a-t-elle souligné devant l’Assemblée générale des Nations unies, au moment où plusieurs villes ukrainiennes subissaient des bombardements de l’armée russe. Cette dernière amassait également des troupes autour de la capitale Kiev. L’ambassadrice a notamment évoqué des armes à sous-munition, et des bombes thermobariques, « interdites par la convention de Genève » et au potentiel dévastateur.
Dans la foulée, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté ce jour une résolution qui « exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine », lors d’un vote approuvé massivement par 141 pays, 5 s’y opposant, et 35 s’abstenant dont la Chine, sur les 193 membres que compte l’Organisation.
Le résultat a été salué par une salve d’applaudissements. La résolution, ponctuant plus de deux jours d’interventions à la tribune de l’ONU, réclame à Moscou qu’il « retire immédiatement, complètement et sans conditions toutes ses forces militaires » d’Ukraine et « condamne la décision de la Russie d’accentuer la mise en alerte de ses forces nucléaires ».
Bakayoko Youssouf
