Alors que l’année tire à sa fin, le personnel soignant revient sur une attente concernant la réforme hospitalière.
Le personnel soignant aurait dû percevoir ses primes de sujétion sanitaire en 2025. Une enveloppe estimée à environ 40 milliards FCFA par an et qui varie chaque année, au vu du nombre croissant des travailleurs de la santé, deuxième force de frappe au sein des fonctionnaires, après les enseignants. Justement, selon une source au ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, ce sont les enseignants qui ont retardé les choses, avec leur grève pendant l’année scolaire 2024-2025.
Bon exemple de syndicalisme
Eux aussi réclament des émoluments, mais des primes d’incitations dont la valeur provisoire oscille autour des 300 milliards FCFA. Depuis leur grève de 2023, le personnel soignant avait obtenu gain de cause et n’a plus manifesté. Il ne restait plus que la signature du décret d’application. Joint par nordsud.info, Vazoumana Sylla, porte-parole de la Coordination des syndicats du secteur santé (Coordisanté), évoque une situation embarrassante. « Au départ, le décret devait être prêt en janvier 2025. Le personnel soignant a jusque-là montré le bon exemple de syndicalisme, en demeurant à la table de négociation », fait-il savoir. Lui aussi confirme que depuis janvier 2025, ils auraient dû en finir avec cette longue attente.
Cependant, quand la grève des enseignants est survenue, d’après M. Sylla, ils ont aussitôt compris que cela allait retarder les choses. En effet, il n’aurait pas été bien avisé que pendant les discutions avec les enseignants sur le paiement de leurs primes, on sorte le décret d’application de l’indemnité de sujétion sanitaire, pour payer les indemnités du personnel soignant. Alors, à quand ce décret finalement ? Jusqu’à fin 2025 ou début 2026, ce problème sera réglé d’après notre source au ministère de la Santé, qui encourage les enseignants à suivre l’exemple de la Coordisanté.
Raphaël Tanoh
