Blanchi par le Tribunal arbitral du sport (TAS), le 5 février, après avoir fait appel avec succès de sa suspension par la Commission d’éthique de la FIFA pour une durée d’un an de toute activité relative au football, Issa Hayatou, désormais blanc comme neige, entend régler ses comptes. Au cours d’une interview largement diffusée sur internet, l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) a implicitement pris pour cible l’actuel président de la Fifa, Gianni Infantino. Il accuse le président de la faîtière du sport roi d’avoir fomenté le complot qui a conduit à sa suspension sur fond d’une présumée signature de contrat avec Lagardère Sports, contraire à l’éthique de la Fifa. «Un individu a estimé au niveau de la Fifa qu’il fallait absolument m’écarter, parce qu’il y a d’autres raisons qui ont motivé la position de ces gens-là. (…) On m’a dit qu’il (Gianni Infantino, Ndlr) craignait que j’allais être candidat contre lui, dit-on. Moi j’avais la conscience tranquille parce que je savais que c’était de la jalousie, de la fantaisie de la part de ces gens-là. J’ai accepté d’interjeter et 3 jours avant la fin de la CAN, l’appel a abouti. Pendant qu’il était lui-même au Cameroun, le TAS a enlevé cette suspension. Vous voyez le destin ? Il est venu me féliciter. Mais avant la levée de la suspension, je lui avais dit qu’il voulait m’enterrer Dieu n’a pas voulu», tire-t-il à boulet rouge sur le numéro un de la Fifa. Incisif, l’ancien président de la Fédération camerounaise de football a déploré le fait que le président de la Fifa impose un secrétaire général à la CAF. Issa Hayatou condamne également la mainmise de Gianni Infantino sur le récent processus électoral qui a conduit à l’élection de Patrice Motsepe comme numéro un de la CAF.
Charles Assagba
