Les dernières élections législatives en Côte d’Ivoire ont été largement dominées par le parti au pouvoir. Le but pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) cette fois-ci, sera donc de rendre une meilleure copie. Ou simplement de conserver les sièges acquis. Mais la tâche ne sera pas aisée.
À quelques jours des législatives en Côte d’Ivoire, un seul véritable enjeu demeure pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Faire mieux qu’en 2021. Le parti au pouvoir avait obtenu la majorité,avec 138 sièges sur 255 à l’Assemblée nationale, contre 91 pour l’opposition : 23 pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et seulement 8 pour les partis proches de l’ex-président Laurent Gbagbo. Les autres sphères politiques se sont partagé dix sièges, tandis que les indépendants s’en sortaient bien avec 26 sièges.
Prendre Yopougon, Port-Bouët, Marcory, Plateau, Cocody…
Pour le politologue Landry Kuyo, une fois de plus, le RHDP part largement favori. « Le RHDP a largement prouvé pendant les dernières élections législatives, qu’il demeurait une grande force politique. Son bilan parle pour lui. Il est également aidé par l’échec de la gauche. Il n’y a aujourd’hui que le PDCI qui essaye de maintenir encore la flamme au sein de l’opposition. L’enjeu de ce scrutin reste d’une part le taux de participation et le score, pour le RHDP », fait savoir l’expert qui souligne que la victoire est d’ores et déjà assurée. Ce sera donc une bataille dans la bataille, d’après de nombreux experts. Pour faire mieux qu’en 2021, il faut absolument ramener des communes comme Yopougon, Port-Bouët, Marcory, Plateau et pourquoi pas, Cocody, dans l’escarcelle du RHDP.
Conserver les sièges acquis
Une mission confiée respectivement à Adama Bictogo, Ibrahim Konaté, Laurent Tchagba, Ouattara Dramane et Koné Colette. À l’intérieur, des villes telles que Toumodi ou Vavoua, seront également à conquérir. Cela reviendrait à faire tomber le PDCI là où il semble le plus fort. Malgré une remobilisation, pour les observateurs, ce parti part plus amoindri qu’il y a 4 ans. Henri Konan Bédié, l’unificateur n’est plus. Et les récents couacs de Tidjane Thiam ont planté la graine de la division au sein de la maison.
Mais, faire mieux que 2021, c’est déjà conserver les sièges acquis, selon certains observateurs. Ça ne servira à rien de prendre des localités si on en perd d’autres.
Le taux de participation qui était de 37,88 %, en 2021 et sensiblement identique en 2016, sera aussi scruté de près.
Georges Dagou
