La Côte d’Ivoire figure désormais parmi les 36 pays identifiés par les États-Unis comme ne coopérant pas suffisamment dans la lutte contre l’immigration clandestine, une liste rendue publique dans le cadre du durcissement des politiques migratoires américaines depuis le début du second mandat de Donald Trump. Cette mesure, révélée par une note confidentielle du Département d’État, impose un ultimatum de 60 jours aux pays concernés pour se conformer aux exigences américaines, sous peine de voir leurs ressortissants frappés par des restrictions, voire une interdiction d’entrée sur le territoire américain.
Les griefs avancés par Washington concernent principalement l’incapacité de certains États à fournir des documents d’identité fiables, la fraude administrative, ou encore le nombre élevé de ressortissants ayant dépassé la durée de leur visa. La Côte d’Ivoire, aux côtés de 25 autres pays africains, est ainsi sommée de présenter un plan d’action pour améliorer la coopération en matière de délivrance de documents de voyage et de réadmission des ressortissants en situation irrégulière.
Face à cette annonce, le gouvernement ivoirien a adopté une posture de sérénité et de coopération lors du conseil des ministres du 18 juin 2025. Le porte-parole du gouvernement a rassuré l’opinion publique et les partenaires internationaux.
« Nous avons les meilleures relations qui soient avec les États-Unis, nous travaillons avec l’ambassade des États-Unis. Il y a un certain nombre de documents qui ont été demandés et qui seront fournis. Nous avons deux mois pour remplir ces conditions », a-t-il déclaré, insistant sur la nature technique et non conflictuelle de la situation.
Le ministre de la Communication a également relativisé la portée de la mesure, soulignant que « ce ne sont pas des choses énormes » et que la Côte d’Ivoire n’est « pas particulièrement inquiétée » par cette évolution, tout en reconnaissant la nécessité de répondre aux exigences américaines dans les délais impartis.
Charles Assagba
