Lutte contre la corruption: Depuis Cotonou, Bictogo salue les efforts de Ouattara

par NORDSUD
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Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire est à Cotonou au Bénin. Adama Bictogo y prend part à la 8ème Assemblée générale du Réseau des parlementaires africains contre la corruption (APNAC-Afrique), du 26 au 28 juillet 2022. Le thème du sujet qui les réunit est : «Créer des synergies pour une lutte efficace contre la corruption en Afrique : rôle du parlement et des parlementaires». Pour M. Bictogo, le terrorisme qui sévit au sahel et qui étend ses tentacules dans les pays côtiers se nourrit en partie de la corruption. Cela se manifeste, selon lui, par les divers trafics des armes, de drogue, de carburant, de métaux précieux et autres qui servent de ressources à l’amplification du terrorisme sont alimentés par la corruption.

«Dans un tel contexte international où la corruption sape les progrès des institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale, il me revient de saluer fortement, l’opportunité d’une telle rencontre et surtout la pertinence du thème qui nous sert d’angle de perception (…) En lien étroit avec nos missions constitutionnelles de légiférer, de contrôler l’action gouvernementale et d’évaluer les politiques publiques, le rôle du parlementaire peut consister, en premier, à apprécier les efforts étatiques consentis à la lutte contre le phénomène de la corruption», a-t-il posé comme postulat. Avant de rappeler l’arsenal institutionnel mis en place par son pays, le député Adama Bictogo a loué les efforts du Bénin en matière de lutte contre la corruption.

«En 2012, le gouvernement ivoirien a ratifié la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption et celle des Nations Unies. Dans le même élan, en début d’année 2022, notre Assemblée nationale a adopté à l’unanimité de ses membres le Protocole de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la lutte contre la corruption», a-t-il brossé à grands traits.

Avant d’ajouter qu’outre ces instruments internationaux, régionaux et sous-régionaux, «les parlementaires ivoiriens sont heureux que la Côte d’Ivoire ait aussi fait du renforcement de la qualité des Institutions et de la gouvernance, le premier axe stratégique du référentiel national de développement, à savoir le Plan National de Développement (PND)». Sans oublier d’évoquer le lancement en avril 2022 de Spaci.ci, une plateforme de dénonciation des actes de corruption et infractions assimilées.  

Le patron de l’hémicycle ivoirien ne s’arrête à ce satisfécit à l’égard de l’exécutif. Il engage ses paires parlementaires à contribuer au renforcement de la bonne gouvernance dans leurs Etats respectifs. Ils doivent eux-mêmes être des poches de moralité à travers la déclaration du patrimoine du parlementaire au début de l’exercice de ses fonctions ainsi qu’à la fin de la législature. «Cette exigence nous placerait d’office au rang de modèles et de champions de la lutte contre la corruption», croit-il. Et au-delà, les Institutions parlementaires doivent se doter de «charte d’éthique et de déontologie commune afin de promouvoir un sens élevé de probité et d’intégrité morale dans la gestion des affaires publiques». Sans oublier de mettre l’accent sur la sensibilisation sur le terrain en vue d’inciter la population à dénoncer les cas de corruption dont elle est témoin.

Bakayoko Youssouf avec Sercom

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