Marche annoncée contre la vie chère : Gbagbo se désolidarise de Soro

par NORDSUD
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Ils ont choisi le 25 novembre 2022 pour manifester, selon eux contre la vie chère en Côte d’Ivoire. Eux ce sont des soi-disant militants du mouvement dissout dénommé Générations peuples solidaires (GPS) de Guillaume Soro. Dans leur manœuvre, ils auraient réussi à embarquer des partisans de Laurent Gbagbo du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (Ppa-CI). Dans un communiqué rendu public ce mardi 22 novembre 2022, Laurent Gbagbo désavoue un de ses militants qui fait du zèle. «Depuis quelques jours, une marche dite contre la vie chère est annoncée pour le vendredi 25 novembre 2022 par divers canaux de communication. Les mêmes informations font état de ce que le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) serait associé à l’organisation de cette marche du fait de la présence active aux côtés des initiateurs du camarade Dosso Charles Rodel, secrétaire général adjoint en charge de la société civile. Informée de cette présence active du secrétaire général adjoint, la direction du parti a interpelé le camarade Dosso Charles Rodel afin qu’il cesse toute activité qui impliquerait le d’une manière ou d’une autre dans l’organisation de cette marche», souligne le document signé de Laurent Gbagbo.

Mais rien n’y fit. Il a continué de prendre part aux réunions préparatoires. Laurent Gbagbo a donc décidé purement et simplement de suspendre cet élément incontrôlé. Même si dans le même temps, l’ancien président écrit qu’il reste « sensible aux souffrance des populations ivoiriennes engendrées par la cherté de la vie». Il tient «toutefois à informer l’opinion nationale et internationale qu’il n’est nullement associé à ladite marche» et «décline toute responsabilité dans l’organisation de celle-ci». Voilà qui est clair. Laurent Gbagbo ne veut pas servir de caution à des gens qui n’ont aucune légitimité politique Le mouvement considéré comme subversif a été dissout le 23 juin 2021 par la justice ivoirienne.  Ce jour-là, l’ancien Premier ministre ivoirien et ex-chef rebelle Guillaume Soro était condamné à la prison à perpétuité pour « atteinte à la sûreté de l’État » pour des faits commis fin 2019.

Bakayoko Youssouf

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