Annoncé disparu sur les réseaux sociaux par des membres de sa famille et ses proches au sein de son parti politique, le cyberactiviste proche du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPACI), Ibrahim Zigui continue de défrayer la chronique. Interrogé au sujet de la situation de ce dernier, le porte-parole du gouvernement a souligné que le procureur de la République avait statué sur le sujet.
« Le procureur s’est exprimé, il a donné le contenu de tous ces dossiers : atteintes à la sûreté de l’État, appels à l’insurrection, diffusion de fausses informations. La loi va s’appliquer. Si vous l’enfreignez, vous en subirez la rigueur », a martelé Amadou Coulibaly.
Commentant les analyses des partis d’opposition en l’occurrence la chapelle politique présumée d’Ibrahim Zigui, le PPACI qui dénonce une vague d’arrestations politiques, Amadou Coulibaly n’a pas été tendre. “ Certains partis politiques peuvent qualifier ces arrestations des noms qu’ils veulent, mais ils ne peuvent pas tromper l’opinion. Tout est judiciarisé. Je ne veux pas revenir sur un passé ou quand les gens disparaissaient c’est leurs corps qu’on retrouvait”, a-t-il martelé.
Droit dans ses bottes, il a fait un flashback sur la campagne #enlignetousresponsables, pilotée par son département ministériel et la loi sur la régulation de la communication sur les réseaux sociaux qu’il présente comme innovante, soulignant notamment le fait que l’Angleterre ait pris une loi similaire à celle de la Côte d’Ivoire, un an plus tard en 2023. “ Tout ce qui n’est pas permis dans le réel ne l’est pas dans le virtuel. Un an après la modification de la loi qui dit qu’avec plus de 25 000 followers, vous n’êtes plus dans une conversation privée, l’Angleterre a fait de même en 2023. La question de la régulation des réseaux sociaux interpelle tous les pays. Là encore, nous avons innové”, a expliqué le ministre.
Le parti de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo a par ailleurs placé sous le signe de l’intimidation, l’arrestation présumée de 29 de ses militants pour des “ opinions politiques”. A ce sujet, le ministre de la communication a indiqué que “ nous sommes un État de droit sinon, on aurait eu 29 cadavres dans les rues. Toutes ces personnes sont dans les mains de la justice et sont en train de suivre des procédures. Si elles n’avaient pas commis de délit, elles n’auraient pas été arrêtées. Il n’y a aucune intimidation. Nous sommes dans le cadre de l’application de la loi. Les personnes interpellées seront jugées, si elles sont reconnues coupables, elles seront condamnées, si elles sont ne sont pas reconnues coupables elles seront relaxées”.
Charles Assagba
