30 ans de prison ferme pour l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré. Telle est la réquisition exprimée par le parquet militaire du pays des hommes intègres dans le cadre du procès visant à élucider les circonstances et identifier les auteurs de l’assassinat de Thomas Sankara, en 1987.
Ouvert le 11 octobre 2021 devant le tribunal militaire de Ouagadougou, le procès de l’assassinat du leader de la révolution Burkinabè, Thomas Sankara est à la phase des réquisitions contre les accusés. Principal commanditaire présumé de l’assaut qui a coûté la vie et sonné le glas du pouvoir Sankara, Blaise Compaoré, exilé en Côte d’Ivoire par ailleurs absent du box des accusés depuis son éviction du pouvoir, est visé par une réquisition de 40 années de prison ferme. L’ancien locataire du palais de Kosyam est accusé de «complicité d’assassinats», «recel de cadavres» et «d’attentat à la sûreté de l’État». En prélude au coup de maillet qui suivra le verdict final du tribunal, cette réquisition annonce à priori une sentence avec de lourd tribu pour l’ex-numéro un de l’exécutif burkinabè.
Douze des quatorze accusés étaient présents à ce procès. L’écrasante majorité avait plaidé non coupables.
Le parquet demande un mandat de dépôt pour tous ceux qui ont été accusés et demande le maintien du mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando.
Charles Assagba
