Recrutement, formation, l’IA, etc. : Ce que dit l’APRHCI

par NORDSUD
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Le président de l’Association des professionnels des ressources humaines de Côte d’Ivoire (Aprhci), salue la qualité du personnel dans nos entreprises.

Quel est votre rôle en Côte d’Ivoire ?

L’Association des professionnels des ressources humaines de Côte d’Ivoire (Aprhci), est une structure à but non lucratif. Notre objectif premier est le renforcement des capacités de nos membres, le partage des bonnes pratiques. Nous voulons faire en sorte que la communauté des ressources humaines soit reconnue pour pouvoir faire évoluer la structure. La prochaine étape pour l’Aprhci est de convaincre le ministère de tutelle, pour la mise en place d’un ordre de l’association des professionnels des ressources humaines dans le pays.

Depuis la création de l’Aprhci, quels sont vos acquis ?

En une quinzaine d’années, nous avons réussi à faire de la question du capital humain, une question primordiale dans la vision des entreprises. Ce capital humain est reconnu et admis comme la plus grande valeur de l’entreprise.  Aujourd’hui, la plupart des chefs d’entreprises œuvrent pour que ce capital soit dans un environnement saint, pour performer. Vous avez un responsable des ressources humaines, ou un responsable du personnel chargé  du développement des ressources humaines. Et il y a comme une dissociation de plus en plus visible entre les affaires financières et les responsables des ressources humaines. Pendant longtemps, cette dissociation n’était pas évidente. La direction des ressources humaines était sous la coupe de la direction des affaires étrangères (DAF). Mais aujourd’hui, cette direction a une autonomie de gestion. Le premier conseiller de l’entreprise, c’est d’abord le gestionnaire des ressources humaines. Sa capacité à fédérer les forces autour de la vision de l’entreprise, est importante.  La plupart des chefs d’entreprises, ont compris la nécessité de permettre aux hommes de s’épanouir ; d’intéresser le salarier ; de créer un environnement saint ; de donner des avantages pour fidéliser les meilleurs.

Peut-on dire que la Côte d’Ivoire dispose d’un personnel de qualité ?

Quand on va à des forums, on se rend compte que la Côte d’Ivoire, dans bien de domaines, est en avance, en matière de développement de capital humain. Nous voyons qu’il y a de plus en plus une adéquation entre la formation et l’emploi. Le monde universitaire s’est ouvert aujourd’hui aux entreprises. Et il y a cette volonté des entreprises de s’ouvrir aux écoles, pour avoir un personnel de qualité. Les curricula de formation sont discutés avec les professionnels des ressources humaines. Donc, on peut dire qu’il existe une forme de passerelle entre l’école et l’entreprise, pour avoir des jeunes gens qui entrent très tôt dans le monde du travail. Nous avons de plus en plus un personnel bien formé en Côte d’Ivoire. Nous le voyons quand nous prenons des stagiaires. Ces étudiants ont été formés par les enseignants théoriques mais aussi par des praticiens, qui leur permettent de s’adapter vite au monde de l’entreprise.  À noter qu’il y a aussi une volonté des entreprises de procéder rapidement au renforcement des capacités des salariés.

Selon vous, les Ivoiriens doivent-ils s’inquiéter de l’avènement de l’intelligence artificielle ?

Il faut regarder cela dans les deux sens. L’intelligence artificielle (IA) est une opportunité mais aussi une menace. Une menace dans le sens où des emplois seront menacés. C’est pourquoi, en Côte d’Ivoire, le législateur doit pouvoir très rapidement s’en préoccuper. L’IA n’est pas encore un problème pour la Côte d’Ivoire. Mais ce sera un enjeu majeur dans les années à venir, à tous les niveaux. Aujourd’hui, elle est partout. Et nous avons l’avantage de voir comment les autres nations travaillent déjà pour y faire face. On se réjouit de voir que le gouvernement travaille à faire une sorte de reconversion des jeunes diplômés, a travers l’agence emplois-jeunes. Ce sont des actions qu’il faudra beaucoup cultiver lorsque l’IA sera vraiment présente. Parce qu’elle est inévitable, et fait partie de l’évolution du monde.

Entretien réalisé par Georges Dagou

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