Rapport Pasec : Un pédagogue défend Kandia et dézingue son entourage

par NORDSUD
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Plusieurs semaines après sa publication, le rapport du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen (Pasec) continue de faire parler de lui. Ce mardi, la radiotélévision ivoirienne (RTI), organise un plateau débat à ce sujet. Thème : controverse du dernier rapport Pasec. Parallèlement au même rapport, Made Benson Kokounseu, pédagogue et formateur, a produit ce mardi une analyse bien acerbe de la situation. Une analyse différente de celles effectuées jusque-là par les enseignants, parents d’élèves et associations d’élèves.

«Les résultats des évaluations certifications à eux seuls ne peuvent pas justifier la performance d’un système éducatif. C’est pourquoi d’ailleurs nous fustigeons le comportement de tous les hauts responsables du système éducatif qui considèrent les résultats comme le socle de la performance du système éducatif ivoirien. Les problèmes qui minent le système ivoirien sont nombreux et divers. Il s’agit, entre autres, des problèmes politiques, des problèmes systémiques, des problèmes sociaux et des problèmes économiques», explique Made Benson Kokounseu.

Confiance

Et au niveau des problèmes politiques, au dire du pédagogue, le diagnostic fait froid dans le dos. «Le ministère de l’Education nationale est dirigé par Madame le ministre Kandia Camara, une dame dont la compétence et l’engagement politique ne laissent personne indifférente tant sur le plan national et qu’international. Lorsque vous avez atteint cette apogée, vous êtes préoccupé par la sauvegarde de cette performance que de la gestion quotidienne de votre ministère», commence-t-il. Ainsi, à entendre M. Madé, la ministre a fait confiance à ses collaborateurs, tous issus du système éducatif.  Et pourtant, il faut se rendre compte que rien qu’à écouter leurs interventions, on note qu’elle a eu tort de leur accorder une telle responsabilité», regrette Made Benson Kokounseu.  Pour lui, les rapports qu’ils dressent à la ministre sont loin de la réalité. Des rapports sur la base desquels, selon lui, Kandia Camara se prononce. Au dire du pédagogue, la plupart des collaborateurs de la ministre ne pensent qu’à protéger leurs fauteuils au lieu de lui proposer des solutions qui pourront booster la performance du système éducatif ivoirien.

Inspecteurs

«Cela se remarque à travers l’intervention du délégué du ministère au Pasec. Il a participé à l’élaboration du rapport mais devant toute la nation, ce monsieur a désorienté l’objectif du rapport et a préféré dire que le système éducatif ivoirien n’est pas mis en cause», fait-il savoir. Ensuite, selon M. Madé, les nominations des personnes qui n’ont pas acquis de connaissances pour exercer convenablement aux postes pour lesquels ils ont été promus, cause également des problèmes.

À côté de cela, il cite la question du recrutement. «Pour gérer une administration scolaire, le volet technique prime sur le volet administratif. La nomination des 60 Inspecteurs de l’enseignement primaire n’était pas impérative car il y avait l’Ecole normale supérieure (ENS) qui en avait déjà formés et qui attendait leur affectation. Il en est de même pour les recrutements des enseignants volontaires, contractuels première vague. Ces derniers, pour des raisons politiques, n’ont pas subi la rigueur de l’inspection de titularisation qui en plus des savoirs prend en compte le respect de la déontologie du métier d’enseignant», s’étend le pédagogue.

Raphaël Tanoh

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