La route a beaucoup tué cette année. Plusieurs accidents sur les voies interurbaines ont endeuillé des dizaines de familles, ces derniers mois. Parmi ces drames, on se souvient notamment de celui du 6 décembre, où un grave accident de la route impliquant deux minicars sur l’axe Daloa-Issia, a fait 26 morts. Le 10 novembre, une collision entre deux minicars de 24 places a faisait 20 décès, à Ahizabré, village situé à environ 20 kilomètres de Gagnoa. Le 6 septembre, un violent accident impliquant un car de transport de voyageurs, un camion-citerne chargé de carburant et un camion de marchandises, a causé 13 morts, sur l’autoroute A3, entre les villages d’Ounandiekaha et d’Oureguékaha, près de Niakara.
En réponse à ces cas, le ministère des Transports a publié un communiqué le 14 décembre dernier pour souligner l’ « état défectueux des pneus », comme étant l’une des causes de ces accidents. Tout en appelant à la prudence, le ministère a insisté sur les visites techniques à effectuer.
Toutefois, pour les transporteurs, la hausse des accidents de la route ne pourra être jugulée qu’à une condition : diversifier le secteur. «Nous n’avons qu’un seul mode de transport en Côte d’Ivoire : les véhicules. On se déplace trop en voiture. Ailleurs, vous avez l’avion, le train, les bateaux, etc. Tant que nous ne développerons pas d’autres façon de nous déplacer, les accidents seront récurrents », a indiqué Abdoulaye Sylla, président de la Fédération nationale des syndicats des chauffeurs de Côte d’Ivoire (Fensci-CI). Pour lui, la sensibilisation ne suffira pas.
Georges Dagou
