Sakassou: La chefferie baoulé se met en mission de paix

par NORDSUD
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Sakassou, siège du royaume baoulé a été secouée du 15 octobre à la mi-novembre 2020 par des violences liées aux élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Cette situation qui a fragilisé le tissu social entre communautés vivant dans cette localité a fait plusieurs blessés et de nombreux dégâts matériels.

Pour renouer les relations fraternelles entre les communautés, le collectif des chefs traditionnel du canton Oualébo (COCTO) a fait une tournée de sensibilisation dans les 172 villages du canton. Ainsi, la délégation a échangé avec les chefs de villages, les chefs de tribus, les jeunes et les femmes des villages centres de Assandré, Assrikro, Ayaou Sopka et Kangre.

Ce mardi 22 décembre 2020 au siège du tribunal coutumier de Oualébo, le COCTO a échangé dans la même dynamique avec les entités précitées. Aux dires de Nanan Kouakou Brou, chef de Assrikro et secrétaire général du COCTO, au cours de ce périple, les chefs estiment que les rumeurs ont intensifié la crise électorale.

Comme solution de sortie de crise, les chefs préconisent donc la réconciliation et le retour à la cohésion sociale.

’’Nous parlons aux jeunes comme aux femmes. Nous leur disons de faire attention aux rumeurs qui ont fait rentrer cette crise au niveau de notre circonscription. Il faudrait que tout le monde fasse table rase de ce qui s’est passé et qu’on revive ensemble. Nous disons à la communauté nationale comme internationale que la paix est revenue à Sakassou. La preuve, quand vous arrivez à Sakassou, vous constatez que la ville a repris son animation habituelle. Nous nous sommes parlé au niveau des villages, des foyers, nous avons décidé d’aller à la paix et à la réconciliation avec nos parents Dioula, de consolider cette paix qui est revenue’’, a rapporté le secrétaire général du collectif des chefs du canton Oualébo, Kouakou Brou.

Pour lui, ‘’les parents ont accepté nos propositions de sortie de crise qui consistent à apprendre à revivre ensemble avec nos frères Dioula. Dans ce village ici à Oualebo, il y a des filles qui sont mariées à des Dioula, avec qui elles ont eu des enfants. La crise est arrivée, faut-il diviser ces enfants? A cette interrogation, tout le monde a trouvé qu’il fallait s’asseoir, discuter avec nos parents Dioula pour trouver une solution afin de revivre ensemble à nouveau avec nos frères Dioula.’’

 Allah Kouamé, correspondant permanent

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