Tidjane THIAM et Guillaume SORO : même combat

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 304 vues

ANALYSE. Nous sommes dans une démocratie qui fonctionne. L’opposition s’oppose. Quitte à faire preuve d’irresponsabilité, elle cherchera toujours, tous les sujets qui peuvent nourrir son rêve de conquête du pouvoir. Alors s’y accroche. Pour exister. C’est maintenant connu.

Ainsi, Tidjane Thiam et Guillaume Soro ont cru bon de critiquer le message à la nation du Président de la République à la Nation, la veille de l’Indépendance : pour se donner un peu plus de contenance. Et exister.  Non seulement leur démarche manque d’originalité, elle est contre-productive puisqu’elle ne vend que du recyclé. Du maintes et maintes fois entendu.  Dans leurs messages à la nation dans le cadre de la fête de l’indépendance, ces farouches opposants à Alassane Ouattara se sont montrés très critiques de la politique sociale du chef de l’État. 

Le président du PDCI est ainsi revenu sur son seul projet politique : l’Indice de Développement Humain (IDH). Son seul élément fiable pour déconstruire la politique sociale du Président Ouattara… Le président de Génération et Peuples Solidaires a quant à lui, observé que le paysage politique de notre pays est marqué par « un blocage total », déploré une économie en crise, surfé sur l’inflation et exacerbé les différends diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et les États de l’Alliance du Sahel.

Pourtant, l’adresse à la nation du Président de la République ce 06 août, veille de l’indépendance, fait la part belle au social : prime accordée aux personnes retraitées, instructions fermes pour alléger le coût de la vie, compassion envers les victimes des inondations ou encore annonce de dédommagement des populations impactées par les projets de développement. Alassane Ouattara prouve qu’il est à l’écoute de son peuple.  

Tidjane Thiam et Guillaume Soro sont dans leur rôle. Ils s’opposent. Seulement que, leur grille de lecture des réalités actuelles du pays est tronquée. Pour le premier accroché à son fameux IDH, il transforme finalement un débat de fond en causerie de comptoir. Si le Président du PDCI poussait loin sa réflexion, il devrait se raviser des limites de l’IDH, une théorie que tout fragilise et donc, à relativiser. Pour le second, son obstination à peindre le réel en noir, relève d’un talent d’artiste. On a lu et relu : quand un soi-disant message à la nation se transforme en galimatias, il ne peut que mettre en relief, toute la haine qui en est le ferment. En politique, quand on n’a pas d’idées, quand on n’a pas de projet, la solution de facilité à portée de mains pour voiler ses lacunes, c’est s’attaquer au bilan de celui qui ose. Qui agit.

Zadi VACKA

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