Après leur audition marathon : pourquoi Lida Kouassi et Boubacar Koné ont été placés en détention

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 70 vues

Convoqués à la préfecture de police vendredi dernier, l’ancien ministre Moïse Lida Kouassi et l’ex-chef de protocole de Laurent Gbagbo, Boubacar Koné, ont été placés sous mandat de dépôt. Ce qui signifie qu’ils seront présentés à un juge dans les jours qui suivent.

Leur audition marathon, en présence de leurs conseils, s’est donc achevé par une détention préventive, le temps d’être présentés à un juge. Moïse Lida Kouassi, Boubacar Koné entendus en même que Joël Kéké, ont donc passés leur première nuit, en détention préventive. C’est vendredi que l’ancien ministre de la Défense et l’ex-chef de protocole de Laurent Gbagbo, ont été invités prestement à se rendre à la préfecture de police, accompagnés de leurs conseils. Au terme de plusieurs heures d’audition, ils ont été placés sous mandat de dépôt, ce samedi 9 août alors que leur parti bouclait sa participation à une marche de l’opposition dans la commune de Yopougon.

Boubacar Koné

Que leur reproche la justice ? Selon nos sources, les ennuis judiciaires des trois cadres du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPACI), serait liés aux événements du week-end précédent à Yopougon où, dans la nuit du 1er au 2 août, des actes de vandalismes ont été perpétrés. Un autobus de la Société des transports abidjanais (SOTRA) a été incendié et un véhicule de police, caillassé. Les premiers suspects, interpellés, avaient mis en cause des responsables du parti de Laurent Gbagbo et le député Dia Houphouët, lui, membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Celui-ci, député de Yopouon, de même que Damana Adia Pickass, Justin Koua et d’autres responsables du PPACI, chargés de la préparation de la marche du Front commun, initialement prévue le 2 août, avaient d’ailleurs été aussi longuement auditionnés du mardi 5 au mercredi 6 août, toujours à la préfecture de police. Ils n’ont été ‘’libérés’’ qu’au petit matin de mercredi.

La convocation de Moïse Lida Kouassi et Boubacar Koné, est donc intervenue 48 heures après celle des organisateurs opérationnels de la marche du Front commun. Les deux vice-présidents du PPACI auraient eux aussi été gravement mis en cause par les suspects interpellés à la suite des casses de Yopougon.

La direction PPACI, occupée à préparer la marche du samedi 9 août, avait dépêchés Jean-Gervais Tchéidé, Justin Katinan Koné et d’autres cadres, pour s’enquérir de l’issue de leur interrogatoire, sans que ceux-ci aient pu avoir accès à la préfecture de police. Ce dimanche, Sébastien Dano Djédjé, le président exécutif du PPACI a prévu de prendre la parole, pour se prononcer sur le placement en détention de ses collaborateurs.

M. Dossa

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