Distribution des cartes d’électeur : Une première journée d’affluence…

par NORDSUD
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Débuté ce mercredi 14 octobre 2020 sur l’ensemble du territoire national, le retrait des cartes d’électeur a quand même drainé du monde pour un premier jour.

Epp Deux Plateaux Nord2. Il est 15 heures. Dans la cour désertée par élèves et enseignants, quelques personnes déambulent. Parmi elles, Kouadio Marcelin, venu retirer sa carte d’électeur. Il cherche le bureau de la Commission électorale indépendante (CEI). Après plusieurs renseignements, on lui désigne l’un des bâtiments qui longent l’entrée principale. Dans la première salle, ceinte par une petite grille, se trouvent deux agents, un homme et une femme. Ils devisent tranquillement. « Nouveau majeur ? Lance l’homme au visiteur ». « Non », répond ce dernier. Alors il est dirigé vers la dame. Elle l’installe et se met à chercher son nom par ordre alphabétique. L’affluence ? « Acceptable », sourit l’agent de la CEI. Avant d’ajouter : « pendant l’enrôlement, on avait une moyenne de 100 personnes par jour. Pour un premier jour, nous sommes déjà à 70 personnes qui sont venues retirer leurs cartes et il n’est même pas encore 16 heures », explique-t-il. Mais les quelques personnes que nous rencontrons sur les lieux sont sceptiques. Elles disent avoir appris l’information par les réseaux sociaux. Et se plaignent qu’il n’y ait pas d’affiches pour guider les gens. Des préoccupations que les agents ne trouvent pas légitimes. « L’information passe à la télévision quasiment tous les jours. Sauf que personne ne regarde la télévision », rétorque l’un d’entre eux.

Électeurs

Derrière l’Ecole nationale d’administration (ENA) au II-Plateaux, dans le prolongement du bâtiment, se trouve un autre centre de retrait des cartes d’électeur. Ici, la salle est climatisée.  Derrière la vitre, encore une dame. Des cartons étiquetés traînent sur la table. Mais c’est le silence. Il n’y a personne. Pourtant les agents sont optimistes. « Nous ne pouvons pas donner de chiffre, mais pour une première journée, l’affluence est bonne », justifie notre interlocutrice. A peine finit-elle de parler qu’un homme entre en traînant les pieds. Il a plutôt le visage fermé. Il salue presque d’un geste de la tête et sort sa carte d’identité. « C’est un quartier où les gens sont au travail. C’est ce qui explique le manque d’affluence à cette heure de la journée », ajoute l’agent de la CEI. La distribution des cartes prend fin le 20 octobre prochain.  Et pour ces agents, il y aura du monde au fur et à mesure. Au Lycée moderne Mahou, toujours dans la commune de Cocody, c’est aussi la même ambiance autour de 15h30. Cour désertée, électeurs aux comptes goûtes.

Toutefois, à la mairie d’Abobo, les électeurs se sont manifestés devant les agents de la CEI. Sur les 188 sites que compte le district d’Abidjan, de nombreux centres ont plus au moins connu la même ambiance, pour cette première journée. Ces centres sont ouverts du lundi au dimanche, de 7 h 30 à 13 h et de 14 h à 17 h30 mn. Selon le secrétaire permanent de la CEI, Kouamé Adjoumani Pierre, les pièces exigées pour le retrait de la carte d’électeur, en ce qui concerne les électeurs inscrits en Côte d’Ivoire, sont la Carte nationale d’identité (CNI), l’attestation d’identité, le certificat de nationalité ou le récépissé d’enrôlement délivré par l’Oneci ou l’ex-ONI.

Raphaël Tanoh

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