Eléphants-CAN: Badra Ali, pourquoi il ne faut pas s’emballer

par nordsud.info
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Première titularisation en phase finale de Coupe d’Afrique des Nations. Badra Ali Sangaré, 36 ans, nouveau de gardien de buts des Eléphants, fait jaser. Du haut de son mètre 81, tunique flanquée du numéro 23, le sociétaire du JDR stars en Afrique du Sud a réussi à garder ses cages inviolées pour sa première titularisation sur les 4 CAN pour lesquelles il a d’ores et déjà été sélectionné. Dans l’opinion, les félicitations fusent et l’espoir d’avoir trouvé le successeur de Gbohouo Sylvain remonte à la surface. Une position à relativiser.

Applaudi des deux mains par la majeure partie de l’opinion pour son baptême du feu passé haut la main, l’ancien portier de l’Asec Mimosas devra toutefois se préparer à avoir du pain sur la planche face aux deux prochains adversaires en phase de poules et lors de la phase couperet des éliminations directes. Entre les attaquants sierra-léonais, qui seront gonflés à bloc pour faire un résultat face aux Eléphants et le fer de lance offensif de l’ogre algérien, qui caracole aux rangs des plus redoutables, le portier ivoirien aura certainement du fil à retordre.

Une aubaine qui lui offrira par ricochet la possibilité de confirmer son relatif coup d’essai coup de maître face à la Guinée Equatoriale et de consolider sa place dans le cœur des supporters ivoiriens. De fait, pour sa grande première, le successeur de Gbohouo Sylvain a certes eu les gants fermes pour parer certains assauts adverses mais c’est un secret de polichinelle : la grande partie des tirs des attaquants du Nzalang nacional manquait de puissance, de trajectoire difficile à capter et de vices à même de tromper la vigilance du portier.  

En sus, les interceptions défensives d’Éric Bailly corrélées à la souveraineté de Seri Jean Mickael et d’Ibrahim Sangaré qui ratissaient large au milieu et aux abords de la surface de réparation ont annihilé certaines occasions qui auraient pu mettre le portier à rudes épreuves à maintes reprises. Face à des adversités plus rodées qui pourraient faire voler opportunément en éclats le verrou défensif ivoirien et à des attaquants expérimentés, le test grandeur nature qui permettra de jauger la qualité du tenancier des perches ivoiriennes sera à l’ordre du jour.

Pour l’heure, la félicité de voir les cages ivoiriennes inviolées au bout de 90 minutes sont à savourer, les encouragements à l’endroit de Badra Ali Sangaré, salutaires mais il ne faut mettre la charrue avant les bœufs. A l’instar de Sylvain Gbohouo, qui avait gratifié le public ivoirien en 2015, d’une kyrielle de prestations de bon acabit et de parades exceptionnelles face à des équipes phares avant sa blessure dans l’antichambre de la finale, Badra Ali Sangaré devra encore faire ses preuves tout au long des phases de poules.

Charles Assagba

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