La délégation de haut niveau de la Cedeao présente ce vendredi en Guinée a fait un déplacement express. Le président en exercice de la Cedeao, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, et son homologue ivoirien Alassane Ouattara arrivés dans la capitale guinéenne dans la matinée ont quitté Conakry aux alentours de 17 h. Dans une très courte déclaration avant son vol retour, informe Radio France Internationale (RFI), le président Nana Akufo Addo a simplement parlé d’échanges «francs» et «fraternels» avec le colonel Doumbouya et les responsables de la junte. Ces échanges ont duré 2h environ, à l’hôtel Sheraton.
Ensuite, les deux chefs d’État sont allés voir Alpha Condé, le président renversé. Selon plusieurs sources dont parle RFI, cette rencontre a eu lieu au Palais de Nations. Le chef de l’État ghanéen a simplement parlé de «bonnes discussions». La Cedeao ne cesse de pousser pour le respect de son train de sanctions arrêté jeudi à Accra. Notamment le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée avec une transition rapide : six mois pour organiser des élections présidentielle et législatives. Des sanctions ont également été annoncées contre des responsables de la junte : interdiction de voyage, gel des avoirs et puis interdiction pour les membres du CNRD de se présenter à l’élection présidentielle.
Coté CNRD, assure la radio mondiale, aucune réaction officielle à ce stade, ni aux sanctions annoncées jeudi 16 septembre ni à cette visite. Pas de réaction non plus du ministère guinéen des Affaires étrangères, mais une source proche de la junte évoquait ce matin de «l’incompréhension» après les décisions de la Cédéao. «Comment revoir le fichier électoral et organiser des élections crédibles», souligne une source proche du pouvoir.
Bakayoko Youssouf
