Menace terroriste: Le nord ivoirien «fortement déconseillé» aux voyageurs français

par NORDSUD
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C’est un secret de polichinelle, la Côte d’Ivoire est dans l’œil du cyclone. Subséquemment à l’attaque terroriste de Grand-Bassam, les forces armées ivoiriennes localisées dans la zone frontalière avec le Burkina Faso font les frais d’attaques sporadiques aux allures de coups de semonces. Un harcèlement qui a des relents sur la physionomie du pays à l’échelle française.

A la date du mercredi 16 juin, la zone nord de la destination ‘’Côte d’Ivoire‘’ figure au nombre des aires géographiques fortement déconseillées aux voyageurs français. Dévolue à la publication d’un aperçu précis ‘’de la situation sécuritaire et sanitaire’’ dans chaque pays, l’onglet «Conseils aux voyageurs français» visible sur le site internet du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères évoque en particulier, le septentrion ivoirien situé à la lisière de la frontière avec le Burkina et le Mali (Bouna, Kafolo, Parc national de la Comoé, Ferkessédougou, Tengrela) comme une zone rouge.

«Zones formellement déconseillées: (rouge sur la carte), zone frontalière avec le Mali et le Burkina Faso. Compte tenu du risque terroriste et d’enlèvement, l’intégralité de la zone frontalière de la Côte d’Ivoire avec le Mali et le Burkina Faso est formellement déconseillée. Il est également formellement déconseillé de se rendre quel que soit le motif dans le nord du district du Zanzan et l’est du district des Savanes ainsi que dans le parc national de la Comoé», indique le site.

La région occidentale ivoirienne, contiguë à la frontière avec le Liberia (à quelques encablures de Tabou, Grabo, San Pedro, Taï, Moyen Cavally, Guiglo et Danané) est jaugée en orange. Une coloration synonyme de zone déconseillée sauf raison impérative. «Zones déconseillées sauf raison impérative (orange sur la carte) : Régions frontalières du Liberia. La zone située à la frontière libérienne, notamment les villes de Tabou, Taï et Grabo, est déconseillée sauf raison impérative, en raison des attaques armées qui s’y produisent occasionnellement» avise la page.

La superficie restante est qualifiée de zone à vigilance renforcée, (couleur jaune). Manifestement, les indices de sécurité sur toute cette étendue du sol ivoirien sont à mille lieues du vert (ndlr, la légende verte désigne les zones de vigilance normale, soit le meilleur indice sécuritaire pour une destination). Outre l’imminence de la menace terroriste dont les prémices poignent de plus en plus à l’horizon, le contexte sécuritaire interne contribue également à cette classification de la destination ivoirienne.

 «Zone de vigilance renforcée (jaune sur la carte) : Le reste du pays est en vigilance renforcée. Il convient de demeurer vigilant au nord, à l’ouest du pays ainsi que dans les environs de Bouaké, en particulier dans la zone comprise entre Bouaké et Korhogo, où se produisent des attaques de «coupeurs de route» (voleurs qui dépouillent les véhicules en circulation).

Dans ces zones, il convient de s’assurer de la sécurité de l’hébergement, de ne pas s’éloigner des axes principaux, de circuler en convoi d’au moins deux véhicules le jour et de ne pas circuler de nuit. Dans la capitale, il convient de ne pas se rendre seul(e) dans certaines communes d’Abidjan (Adjamé, Yopougon, Abobo, quartier de Gonzagueville à Port-Bouët). Il est déconseillé de s’y rendre la nuit», conclut le rapport.

Charles Assagba

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