Quel climat pour le retour des classes ?

par NORDSUD
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Le climat politique ivoirien a poussé le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle à prolonger la date du retour des classes. Mais tout le monde ne semble pas satisfait.

Après les congés de la Toussaint, le retour des classes a été reporté du 9 novembre au 16 novembre prochain. À quelques jours de cette nouvelle date, la communauté éducative est partagée. Pour des parents d’élèves et d’étudiants comme Claude Kadio Tano, président de l’Organisation des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire (Opeeci), fixer la date de la rentrée au 16 novembre ne suffira pas à apaiser les esprits.

«Ce n’est pas une question de date, mais d’état d’esprit de nos dirigeants politiques. C’est à eux de décider si oui ou non ils veulent un bon climat pour une reprise des cours. Parce que, si à la reprise les palabres continuent, il va falloir encore reporter la rentrée. Aucun parent n’enverra son enfant loin de lui», fait-il savoir.

D’après Ekoun Kouassi, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Synesci), ce n’est pas à eux de décider de la bonne date pour reprendre les cours. «Le ministère décide, nous obéissons. C’est seulement à la reprise des cours que nous aviserons en fonction de ce que nous allons constater sur le terrain. Aujourd’hui, nous sommes prêts à reprendre l’école le 16 novembre, comme l’a indiqué le ministère de l’Education nationale», a signifié ce lundi Ekoun Kouassi.

Troubles

Point de vue mitigé pour Abba Eban, membre de l’Intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (Iseppci). «Il va falloir aller à l’école à un moment ou à un autre. Peu importe le climat. Au contraire, c’est en reprenant le cours normal de la vie que nous allons mettre fin à tous ces troubles», indique l’enseignant.

Karamoko Traoré, secrétaire général du Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Ceeci), s’inscrit dans la même logique.  «Les élèves ne peuvent pas rester longtemps à la maison dans ces conditions», souligne-t-il. En attendant le 16 novembre, beaucoup militent pour un apaisement du climat en Côte d’Ivoire.

Raphaël Tanoh

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