À l’issue du Conseil des ministres tenu ce mercredi 4 juin 2025 au Palais présidentiel d’Abidjan, lors du traditionnel compte rendu suivi de la phase des questions-réponses, le porte-parole du gouvernement a apporté des éclaircissements sur deux sujets brûlants : la publication de la liste électorale définitive et le recours de Tidjane Thiam auprès du Comité des droits de l’homme des Nations Unies.
Radiation actée des figures majeures de l’opposition
Au lendemain de la publication par la Commission électorale indépendante (CEI) de la liste électorale définitive, comptant 8 727 431 électeurs, la radiation des principaux leaders de l’opposition ivoirienne – Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro – a été confirmée. Ces figures emblématiques sont désormais inéligibles et absentes de la course à la présidentielle d’octobre 2025.
Sur ce point, le gouvernement a rappelé que, conformément au fonctionnement des institutions, la question relève exclusivement de la CEI.
« Le président de la République a bâti un État de droit. Toutes les institutions sont installées et fonctionnent. Toutes les questions qui concernent le fonctionnement d’une institution doivent lui être posées. Ce qui touche à la publication de la liste électorale relève de la CEI. C’est elle qui pourra vous répondre, et il me semble que son président a récemment tenu une conférence de presse pour répondre à toutes ces interrogations », a réagi le porte-parole.
Recours de Tidjane Thiam devant l’ONU : réaction mesurée du gouvernement
Concernant le recours de Tidjane Thiam devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU, suite à sa radiation, le porte-parole a admis la légitimité de cette démarche.
« Il est normal qu’un citoyen puisse saisir toutes les institutions qu’il estime compétentes. Nous apprécierons les conclusions quand elles seront rendues. Ce n’est pas la première fois que des institutions internationales sont saisies », a indiqué Amadou Coulibaly.
Toutefois, il a rappelé un principe fondamental :
« La Côte d’Ivoire est un État souverain. Elle est signataire de nombreuses conventions internationales et les respecte, tant que celles-ci ne portent pas atteinte à sa souveraineté. »
Charles Assagba
