Des dizaines de personnes sont mortes subitement ces derniers jours dans la région de Vancouver, dans l’ouest du Canada, une surmortalité attribuée par les autorités aux températures caniculaires record ayant atteint les 49,5°C.
La vague de chaleur qui s’abat sur l’ouest du Canada a provoqué la mort de dizaines personnes ces derniers jours, ont annoncé les autorités. Un nouveau record de chaleur absolu a été établi dans le pays avec près de 50°C au nord-est de Vancouver.
Le Canada n’avait plus connu de températures aussi élevées depuis 1937. Des dizaines de personnes sont mortes subitement ces derniers jours dans la région de Vancouver, dans l’ouest du pays, une surmortalité directement attribuée par les autorités aux températures caniculaires qui ont atteint 49,5°C, mardi 29 juin, un record absolu pour le pays.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) et la police de la ville de Vancouver ont annoncé séparément qu’au moins 134 personnes sont décédées subitement depuis vendredi dans la région de la métropole canadienne de la côte du Pacifique, aux prises avec une canicule historique, à l’instar de l’ouest des États-Unis.
« La durée de cette canicule est inquiétante car il y a peu de répit la nuit (…). Cette vague de chaleur record fera augmenter le risque de maladies liées à la chaleur », a averti le ministère canadien de l’Environnement sur son site météo.
Outre la Colombie-Britannique, des avertissements de canicule ont aussi été lancés pour les provinces plus à l’est de l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba, ainsi que pour une partie des territoires du Yukon et du Nord-Ouest, au nord du Canada.
Dans la région, les climatiseurs et ventilateurs sont en rupture de stock. Des villes ont ouvert des centres de rafraîchissement. Des campagnes de vaccination contre le Covid-19 ont été annulées et des écoles fermées.
La canicule frappe également les villes américaines au sud de Vancouver, comme Portland (Oregon) et Seattle (État de Washington), également connues pour leur climat tempéré et humide, et où la température a atteint des records inégalés depuis le début des archives, en 1940.
Cette vague de chaleur, à l’origine de plusieurs incendies de forêts de part et d’autre de la frontière canado-américaine, s’explique par un phénomène appelé « dôme de chaleur » : de hautes pressions emprisonnent l’air chaud dans la région.
« Les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes et intenses car les concentrations de gaz à effet de serre entraînent une hausse des températures mondiales. Elles commencent plus tôt et se terminent plus tard et prélèvent un coût croissant sur la santé humaine et les systèmes de santé », a averti mardi l’Organisation météorologique mondiale, basée à Genève.
Bakayoko Youssouf
