Au lendemain du coup d’État au Burkina Faso, la communauté hausse le ton contre les militaires. L’ONU demande la « libération immédiate » du président déchu Roch Marc Christian Kaboré. Le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a réagi mardi, réclamant la « libération immédiate » du président burkinabè « ainsi que d’autres hauts responsables qui ont été arrêtés ».
Le président français, Emmanuel Macron, a déploré mardi 25 janvier un putsch qui « s’inscrit dans une succession de plusieurs coups d’État militaires qui sont extrêmement préoccupants, dans un moment où la région [sahélienne] doit avoir une priorité qui est la lutte contre le terrorisme islamiste ».
« Il n’y a rien qui conduit aujourd’hui à penser […] qu’il y ait aujourd’hui des troubles supplémentaires ni des menaces pour nos ressortissants », a par ailleurs estimé le président français, ajoutant que si la situation devait évoluer, la France prendrait « toutes les mesures nécessaires ».
« Très clairement, comme toujours, nous sommes au côté de l’organisation régionale qu’est la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) pour condamner ce coup d’Etat militaire », a déclaré Emmanuel Macron en marge d’un déplacement dans le Limousin au sud de la France.
Lundi déjà, avant la déclaration du MPSR, l’Union africaine et la Cedeao avaient condamné ce qui était alors qualifié de tentative de coup d’État.
Le Haut Représentant de l’Union européenne, Josep Borrell, avait déclaré que l’UE était « très préoccupée par l’évolution de la situation au Burkina Faso. »
Dans une déclaration le 24 janvier, le département d’État américain a également exprimé sa profonde inquiétude concernant la dissolution du gouvernement, la suspension de la constitution et la détention des dirigeants du gouvernement. « Les États-Unis sont profondément préoccupés par les événements au Burkina Faso. Nous condamnons ces actes et appelons les responsables à désamorcer la situation et à revenir à un gouvernement dirigé par des civils et à l’ordre constitutionnel », écrit dans un tweet l’ambassade des Etats-Unis à Ouaga.
Bakayoko Youssouf
