En dépit de la vente annoncée de tous les billets destinés au public, il n’y a pas foule au stade. Qu’est-ce qui se passe donc avec la billetterie ? Le Premier ministre Beugré Mambé a fait un communiqué et donne 48h aux Ivoiriens pour régler l’absence de supporters dans les stades. « La billetterie est l’affaire de la CAF. Mais nous avons remarqué que lors des premiers matchs, beaucoup de problèmes ont été posés. Nous prenons le problème en main, et vous verrez les résultats dans 48 heures », a affirmé le Chef du gouvernement ivoirien, ce lundi. Commercialisés en format hybride, les tickets des premiers matches des phases de poules des matchs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2023) ont quasi-intégralement été annoncés ‘‘sold out’’ (ndlr, tous vendus) tant en ligne que dans les points de ventes physiques. Mais dans les travées des stades qui ont d’ores et déjà accueilli les 7 premières rencontres de la compétition, le constat est patent : c’est le grand vide. Le mode opératoire selon lequel des individus se procurent les billets tout en étant aux abonnés absents dans les tribunes pour assister aux matchs, intrigue. Énième situation qui enchevêtre cet embrouillamini : sur les réseaux sociaux, des supporters de différents pays y compris le pays organisateur expriment leur courroux devant l’indisponibilité des billets pour accéder aux matchs. En cause, un dénominateur commun, un présumé dysfonctionnement du système de billetterie avec des achats massifs de tickets par des tiers tentant de revendre dans la foulée le précieux sésame au quadruple, voire des tarifs plus onéreux que le coût initial du billet.
Conséquences ? Des tickets de matchs achetés en intégralité. Des billets détenus entre les mains de quelques revendeurs qui n’arrivent pas à écouler la marchandise. Des stades vides. C’est pour comprendre toute cette supercherie que le Premier ministre a produit un communiqué ce lundi. D’autant que le premier match au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé, théâtre du match d’ouverture, a accueilli moins de 37.000 spectateurs dans un stade de 60.000 places. Cosmopolite et carrefour d’une pléthore de ressortissants de pays étrangers qualifiés pour la compétition, les observateurs s’attendaient à des stades bondés de monde lors de la tenue de cette 34 è édition de la CAN en terres ivoiriennes. Où est donc passé le douzième homme, appelé à ragaillardir et à insuffler le supplément d’âme aux 11 acteurs sur le rectangle vert ?
Charles Assagba
