Joint au téléphone par la rédaction de nordsud.info, Joseph Andjou, réalisateur de l’émission C’midi, ne voit pas les migrations professionnelles des personnalités publiques issues des autres arts vers la télé d’un mauvais œil. «Je ne partage pas le jugement de valeur qui est porté sur les animateurs et chroniqueurs issus de la sphère musicale, humoristique ou du 7è art. Déjà, quand je prends par exemple Flora Dasse (humoriste web connue sur la toile avec le pseudonyme les buzz de Flora), qui est chroniqueuse à C’midi, elle a une licence en journalisme. Donc les animateurs qui sont en vogue dans d’autres arts et qui arrivent à la télé ne sont pas exclusivement des non-diplômés en journalisme ou en animations». Balayant du revers de la main les étiquetages qui disposent que les animateurs issus des autres arts sont plus enclins aux bourdes ou sujets à transplanter les buzz de la toile à la télé, la cheville ouvrière de C’midi vole à leur secours. «Relativement aux bourdes, nul n’est infaillible. Ce n’est pas uniquement l’apanage des animateurs issus d’autres fonctions. Il faut regarder la ligne éditoriale qui est la véritable épine dorsale des contenus avant de porter un jugement sur les animateurs» qui à en croire, Joseph Andjou ne sont que la face émergée de l’iceberg à la télé. Il soutient par ailleurs que les sélections sont purement objectives, calquées sur les besoins du téléspectateur, le talent des impétrants et la quête de l’audimat. «Ceux qui ne sont pas animateurs de formation, il faut reconnaître qu’ils sont choisis parce qu’ils ont naturellement la bagoue pour tenir avec brio le rôle d’animateurs ou de chroniqueurs. Nous tenons également compte des goûts des téléspectateurs, il n’y a pas que le diplôme. Certes le diplôme est important mais on peut être non-diplômé et réussir tout autant dans le métier. Nous avons également avec nous des diplômés de l’Istc dans nos rangs, donc les transfuges ne barrent pas la route aux étudiants du secteur. (…). Il faut le reconnaître, c’est du pain bénit lorsque l’animatrice ou la chroniqueuse a de la notoriété, elle augmente par ricochée l’audimat», nous confie-t-il dans une entrevue exclusive.
Charles Assagba
