Côte d’Ivoire : Où est passé le citoyen ?

par NORDSUD
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En Côte d’Ivoire, nous sommes tous à la recherche du bon citoyen. Celui qui fait preuve d’esprit civique. Celui qui dénonce la corruption. Celui s’insurge contre l’insalubrité, le désordre urbain, l’anarchie dans la fixation des prix. Mais il ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval. C’est une denrée rare. Si la plupart des Ivoiriens ne sont pas acteurs de l’incivisme, ils en sont d’une indifférence notoire, qui frise même le consentement. De nombreuses mesures prises ces dernières années pour l’amélioration de notre cadre de vie ont buté sur le manque de collaboration des uns et des autres. Que ce soit pour signaler la fraude, s’opposer au racket, dire non à la spéculation ou même dénoncer un propriétaire de maison véreux. Toutes ont été vouées à l’échec, les unes après les autres. Parce que l’Etat ne parvient pas à coincer les réfractaires. Mais, surtout, parce que tout le monde les voit et personne ne les dénonce. Le dernier épisode en date : le plafonnement des prix de certains produits alimentaires de grande consommation, pour endiguer la flambée généralisée sur le marché.

Aucun Etat au monde ne disposant de moyens pour contrôler l’ensemble des commerçants sur son territoire, une fois de plus, la collaboration des populations est cruciale pour dénoncer la moindre irrégularité, ou boycotter les contrevenants. Acheter une marchandise facturée au-delà de la normale, ce n’est pas seulement dépenser plus, c’est aussi cautionner la surenchère.  C’est pousser les autres à s’aligner sur l’irrégularité. On le sait, la lutte contre la cherté de la vie n’a jamais été qu’une affaire d’Etat ou de gouvernement. C’est le combat de tous. Il est temps de réveiller le citoyen qui sommeille en chacun de nous pour devenir des remparts.

Raphaël Tanoh

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