Gbagbo, Thiam : une désillusion qui aurait pu être évitée

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 146 vues

Le temps des regrets semble déjà installé dans les états-majors du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPACI). Ces deux grandes formations politiques seront absentes de la présidentielle du 25 octobre prochain, leurs candidats respectifs, Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo, ayant vu leurs dossiers rejetés par le Conseil constitutionnel. La publication de la liste officielle des candidatures retenues, ce lundi, a surpris plus d’un.

Chez leurs partisans, l’amertume est d’autant plus forte que plusieurs voix avaient alerté sur un scénario prévisible et conseillé le dépôt de candidatures alternatives. L’ancien vice-président du PPACI, Ahoua Don Mello, avait ainsi proposé que, parallèlement à la candidature de Laurent Gbagbo, deux ou trois autres camarades présentent leur dossier. L’objectif de cette stratégie était d’éviter une nouvelle « politique de la chaise vide » qui, selon lui, risquait d’affaiblir durablement le parti après 2025. « Ces candidatures de précaution, précisait-il, deviendraient caduques si la candidature de Gbagbo était validée par une solution politique ».

Cette suggestion avait provoqué la colère de la direction du PPACI. Mais Don Mello est allé jusqu’au bout de son raisonnement en se portant lui-même candidat. Sa démarche a porté ses fruits. Pour la première fois, sa candidature à une élection présidentielle a été validée par le Conseil constitutionnel. Un pari réussi, qui illustre aujourd’hui le manque de stratégie efficace du camp Gbagbo.

Les regrets ne s’arrêtent pas là. L’ex-Première dame Simone Ehivet, désormais à la tête de son mouvement, le MGC (Mouvement des générations capables), a également vu sa candidature validée, malgré les contestations visant l’usage du patronyme ‘’Gbagbo’’. Une situation qui renforce le malaise dans le camp de l’ancien président.

Au PDCI, le constat est tout aussi amer. Pour certains cadres, l’inéligibilité de Tidjane Thiam apparaissait comme une évidence depuis plusieurs mois. Le 26 mai 2025 déjà, Jean-Louis Billon, figure marquante de l’ancien parti unique, lançait un avertissement dans ce sens. « Le PDCI doit organiser une convention et statuer rapidement sur le choix du candidat. Nous devons nous réorganiser, car le PDCI ne peut se permettre de rester en marge des élections de 2025. Ce serait une catastrophe pour le parti. »

Aujourd’hui, ces mises en garde résonnent comme des avertissements ignorés. Pour le PPACI comme pour le PDCI, la désillusion d’une absence à l’élection présidentielle aurait sans doute pu être évitée.

MD

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