L’Oipr et le projet Waca engagés pour la conservation des parcs d’Azagny et des Îles Ehotilé

par NORDSUD
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Le Projet Waca, Programme de gestion du littoral ouest-africain, a signé mercredi 14 octobre 2020 à Abidjan une convention avec l’Office ivoirien des parcs et réserves (Oipr) pour la conservation et la restauration des écosystèmes des parcs d’Azagny et des Îles Ehotilé.

C’est Delfin Abé Ochou, coordonnateur du projet pays (Côte d’Ivoire) qui a signé pour le compte du Projet de gestion du littoral ouest-africain (Waca). La partie de l’Oipr a été paraphée par le colonel-major Tondossama Adama, Directeur général de cet organe.

Le programme Waca intègre dans son champ d’intervention deux aires protégées de Côte d’Ivoire : les parcs nationaux d’Azagny et les Îles Ehotilé. Il vise en outre à permettre la préservation du cordon littoral ivoirien.

Financé par la Banque mondiale pour un montant d’environ 16 milliards FCFA au bénéfice de l’Etat de Côte d’Ivoire, le projet WACA s’étend sur une durée de cinq ans, de 2018 à 2023. Il prévoit également la réhabilitation et le reboisement des champs de mangroves dans le complexe lagunaire de Grand-Lahou (Sud ivoirien), ainsi que dans les parcs d’Azagny et des Îles Ehotilé, placés sous la gestion exclusive de l’Oipr.

« Dans le cadre de cette convention, le Projet Waca mettra à la disposition de l’Oipr un financement de 200 millions de FCFA pour réaliser des activités établies de façon consensuelle », a souligné le directeur de cabinet, représentant le ministre ivoirien de l’Environnement et du développement durable. François Kouablan a indiqué que le plan d’actions de cette convention s’étend sur une période de 4 ans (2020-2023).

« Je puis vous rassurer que l’Oipr mettra tout en œuvre pour mener à bien toutes les activités inscrites dans le plan d’actions, en apportant une attention particulière à l’appui aux populations riveraines de ces aires protégées », a précisé le colonel-major Tondossama Adama.

L’Oipr, ajoutera-t-il, envisage une pleine implication des populations riveraines dans le projet en vue de les amener à prendre des initiatives pour la protection de ces « écosystèmes fragiles de mangroves ».

Cette dernière décennie a été marquée par une flambée de catastrophes d’origine naturelle et anthropique avec pour conséquences la destruction de la diversité biologique, et surtout des pertes importantes en terre évaluée entre 10 et 20 mètres par an.

Ces phénomènes sont notamment à la base de l’érosion côtière qui met à mal la résilience des habitants vivant sur le littoral, a fait observer le directeur général de l’Oipr.

La Rédaction

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