Les dépôts de candidatures à la présidentielle du 25 octobre mettent en lumière des profils variés. À côté des figures politiques établies comme Jean-Louis Billon, Simone Ehivet-Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, Ahoua Don Mello, Vincent Toh Bi ou encore Antoine Assalé Tiémoko, certains candidats se signalent par des démarches insolites. L’un s’est présenté à la Commission électorale indépendante (CEI) en sandales, un autre n’ayant fourni que son extrait de naissance.
Pour ces ‘’candidatures fantaisistes’’, l’objectif semble moins de briguer le fauteuil présidentiel que de créer le buzz. Mais une autre catégorie nourrit un espoir plus discret : celui de voir l’État accorder un appui financier aux candidats, comme en 2015. Cette année-là, Alassane Ouattara, alors largement soutenu par ses alliés Henri Konan Bédié et Guillaume Soro, avait annoncé une enveloppe exceptionnelle de 100 millions FCFA à chaque prétendant, y compris à lui-même, pour la campagne.
Un geste diversement apprécié. « 100 millions de FCFA dans une campagne ne représente rien. C’est une seule journée de dépenses », estimait alors Konaté Navigué, directeur de campagne chargé de la jeunesse de Pascal Affi N’Guessan, dénonçant une « théâtralisation » destinée à ridiculiser les adversaires.
À l’inverse, d’autres candidats avaient salué l’initiative. « Je suis très heureuse. C’est le début de la démocratie », s’était réjouie la candidate indépendante Jacqueline-Claire Kouangoua, tout en appelant à un effort supplémentaire pour permettre aux indépendants de mieux couvrir les 31 régions du pays.
En 2025, l’attente d’un éventuel soutien financier continue de nourrir l’espoir de certains candidats de l’ombre, qui espèrent bénéficier du même « coup de pouce » présidentiel.
MD
