CAN en Côte d’Ivoire : L’engouement est-il à la hauteur?

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 190 vues

Le compte à rebours continue de tourner, à  4 jours du coup de sifflet inaugural de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), tout est fin prêt, enfin presque ! Si le volet des infrastructures a été scruté à la loupe avec la nomination d’un briscard rompu aux arcanes des organisations d’évènements de haute trempe, en l’occurrence, Beugré Mambé, au titre de Premier ministre commis spécialement à la tâche sur le dossier CAN, il n’en demeure pas moins que l’effet CAN ne tape pas encore dans l’œil.

De fait, la liesse populaire s’empare timidement du pays hôte. Autre pièce manquante sur le puzzle, la Côte d’Ivoire ne s’est pas encore sapée comme jamais pour la CAN. L’aménagement urbain aux couleurs de la grand-messe du sport roi ne crève pas l’écran. Les rues toujours pas transfigurées, les principales artères toujours pas revêties des grappes de drapeaux à l’effigie des différentes équipes, un branding quasi-inexistant. Le pays n’a pas encore sorti le grand jeu pour  « la plus belle CAN », comme le revendique le Comité d’organisation de la CAN (Cocan).

Quelques loupés

En toile de fond, de l’absence de ferveur, d’enthousiasme populaire, les déguerpissements de nombreux magasins et commerces de fortunes visant à donner fière allure à la métropole Abidjanaise remontent à la surface. Aux nombres des facteurs de cette absence de bouillonnement, figure entre autres une série d’incompréhensions liées à une communication sujette à interprétations de la part du Cocan. On note par exemple les passes-d ’armes entre le Cocan et une frange de l’opinion sur des sujets comme le port du maillot original des Eléphants dont le tarif est fixé à 60.000 FCFA, la soumission à autorisation préalable de la rediffusion des matchs dans des espaces publics et les supputations sur le choix des influenceurs retenus pour la compétition. Autant de buzz qui ont quelques peu refroidi les ardeurs du douzième homme en football.

Le COCAN active lentement mais surement le mode CAN

Au chapitre de l’aménagement urbain en vue de faire vibrer le pays au rythme de la CAN, le COCAN semble prioriser le but à la dernière minute. De fait, au jour J-5, ce lundi, 8 janvier, une fresque lumineuse mettant en lumière, le trophée de la CAN, un joueur réalisant un retourné acrobatique et la mascotte de la CAN a défrayé la chronique sur les réseaux sociaux. Dans cet élan de surprise du chef, le Cocan a certainement d’autres tours qui sortiront progressivement de son sac.

Des influenceurs pour colmater les brèches

 Dans l’opinion populaire, d’aucuns croient que l’effet CAN avec l’enjolivement de la ville et l’effervescence du public est le grand oublié du Cocan. En témoigne l’initiative de l’influenceur Hassan Hayek, « L’idée est de mettre des drapeaux sur les allées pour embellir nos routes et faire vivre l’ambiance aux gens. Nous allons rendre les rues décorées pour cette CAN », explique-t-il pour palier le pâle visage des rues abidjanaises à quelques jours de l’échéance de la CAN. Une initiative qu’il qualifie de patriotique, précisant qu’il n’a pas  été nommé influenceur, encore moins ambassadeur de l’évènement. Une initiative qui dévoile au grand jour, un grand oubli du COCAN ou une attente désespérée d’une surprise, la surprise du chef. Si la case infrastructure est quasiment d’ores et déjà cochée comme une success-stories, le défi de la mobilisation et de l’ambiance festive demeure l’un des challenges sur le to-do list du Cocan.

Charles Assagba

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