Des soldats formés au respect des droits de l’Homme

par NORDSUD
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La Coordination africaine des droits de l’homme pour les armées (Cadha) tient une séance de formation au mess de la 3ème région militaire de Bouaké du 27 au 29 octobre 2020. Le thème retenu est: «Elections sans violence et sans armes». Durant ces 3 jours, plusieurs spécialistes vont initier une centaine de personnes issues de la société civile et des forces de défense et de sécurité aux notions de droits de l’homme et au droit international humanitaire des forces armées et de sécurité de Côte d’Ivoire. Cette formation a lieu en prélude à l’élection présidentielle de 2020.
Initiée par la Cadha, en collaboration avec l’état-major général des Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci) avec l’appui technique et financier de l’Union Européenne, cette formation s’inscrit dans le cadre des sessions de renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité (FDS).  «L’objectif  de cet atelier est de renforcer les capacités des éléments des FDS, du corps préfectoral, des acteurs du mécanisme conjoint de suivi des cas de violation des droits de l’Homme y compris les leaders communautaires sur les droits de l’Homme, le respect de l’Etat de droit et à la protection des personnes vulnérables», a indiqué le coordonnateur général de la Cadha, Diaby Bakary.


Le secrétaire général de préfecture de Bouaké,  Katou Boni, représentant le préfet de la région du Gbêkê, préfet du département de Bouaké a exhorté les forces de défense et de sécurité à suivre  avec intérêt cette formation. Il a donc  salué cette initiative de la Cadha.
Le Colonel major Ouattara Zoumana, commandant de la 3ème région militaire de Bouaké s’est également réjoui de la tenue de ce séminaire sur les droits de l’Homme.  Au nom de sa hiérarchie, il a salué cette formation qui est la bienvenue  afin d’éviter d’éventuelles  bavures dans le cadre de leurs missions de défense du territoire et de protection des populations civiles ainsi que des institutions de la République. 

La Cadha a été créée au lendemain de la crise post-électorale  en 2011. Elle est installée dans 17 pays africains.  Cette structure a atteint l’un de ses premiers objectifs en faisant  en sorte qu’il y ait zéro cas de violation des droits de l’Homme par les FDS dans le processus électoral en 2015. Cette performance a eu pour conséquence le retrait provisoire en 2018 de la Côte d’Ivoire de la liste dite de la «Honte» du secrétariat général des Nations unies, des pays où les violences sexuelles ont été utilisées comme armes de guerre.

Allah Kouamé,  Correspondant permanent

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