La famille Bakayoko réfute la thèse de l’empoisonnement d’Hambak

par NORDSUD
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Le Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, est décédé le 10 mars 2021 à Fribourg en Allemagne des suites d’un cancer. En Côte d’Ivoire, il s’est trouvé des gens pour lier ce décès à un empoisonnement. Sur les réseaux sociaux, certaines mauvaises langues sont allées plus loin en indexant l’entourage du Président Ouattara. Téné Birahima Ouattara a été accusé d’avoir empoisonné le Premier ministre Hamed Bakayoko.

A Séguéla, sur la terre des ancêtres de Hamed Bakayoko, personne ne croit en la thèse de l’empoisonnement. D’ailleurs à Siélouma, le quartier des Bakayoko, l’on réfute cette idée d’empoisonnement. Les 18 et  19 mars 2021, à l’occasion de l’oraison funèbre à Séguéla, les guides religieux sont revenus sur ces rumeurs. Pour les imams, la vie d’un homme n’appartient qu’à Dieu. « C’est lui qui donne la vie et la retire à qui il veut, quand il le veut, et comme il le veut », ont-ils rappelé. Dire donc que leur fils Hamed Bakayoko a été empoisonné relève de fantasme sorti de l’esprit de complotistes. En tous cas, il ne leur vient point à l’idée d’accuser quelqu’un d’avoir donné la mort à leur fils.  

Le frère cadet d’Hamed Bakayoko, Zoumana Bakayoko, sur place à Séguéla rejette aussi les rumeurs sur l’empoisonnement. A l’entendre, son frère est décédé d’un cancer.   

Diomandé Messotigui, président des jeunes de Séguéla, tient à préciser que le mouvement de colère vu sur les réseaux sociaux n’était nullement dirigé contre un individu mais contre une situation de désespoir face à un espoir perdu. «Je pense qu’il ne faut pas aggraver cette affaire. En tant que président des jeunes, j’ai fait l’appel au calme. Le seul jeune qui a fait ça sur des milliers de jeunes dit regretter. Il a d’ailleurs présenté ses excuses à la nation. Il était sous la colère au vu du décès et de ce qu’il entendait. Il était passionné mais pas manipulable. Il croyait tout perdu pour Séguéla avec le décès de Hamed Bakayoko», argumente le président régional des jeunes de Séguéla.  

« Pour ce que nous savons ici à Séguéla, notre grand frère Hambak était  malade. Malheureusement, le mal a fini par avoir raison de lui. Sinon il n’a pas été empoisonné», confirme le jeune Diomandé Messotigui.

«Ce sont les gens de l’opposition notamment Guillaume Soro qui ont tenté de manipuler les jeunes gens sur les réseaux sociaux en attribuant le décès d’Hamed à certains proches du pouvoir. Naturellement, l’information a été amplifiée sur place. Ils ont poussé quelques gamins à descendre dans les rues. Heureusement que la grande majorité était contre cette façon de faire», fait remarquer Sékou Dembelé, ancien responsable des jeunes à Séguéla. 

Allah Kouamé, envoyé spécial à Séguéla

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