Eugène Dié Kacou raconte Hamed Bakayoko

par NORDSUD
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Journaliste à la RTI, aujourd’hui à la retraite et vivant à Abengourou, Eugène Dié Kacou rend ce samedi 20 mars 2021 un vibrant  hommage à Hamed Bakayoko, le Premier ministre, décédé le 10 mars 2021 en Allemagne.

«Je vous parle en tant qu’Eugène Kacou, en tant que journaliste. Lui-même était journaliste. Le journal Le Patriote, c’est lui, Radio nostalgie, c’était aussi lui. Mais l’homme est notre gendre, il faut le dire, son épouse est la fille de maître Tanoh. Son épouse est avocate, son papa est avocat. La maman de la fille est de Niablé, son papa vient de Yakassé-Féyassé. C’est notre gendre vraiment plein. C’est dommage, mais l’homme, je le connaissais bien. D’abord, il est né dans un quartier où ma tante habitait. Ils étaient voisins. Lui et son papa, le papa du joueur Youssouf Fofana et ma tante cohabitaient. Ils étaient côte-à-côte et les enfants de ma tante, mes cousins, ont grandi avec lui. D’ailleurs, ils sont restés toujours amis jusqu’à maintenant avant qu’il ne parte et donc, je le connais là.

Je le connais aussi parce qu’avec Le Patriote, moi j’ai eu quelques déboires avec lui et nous nous sommes expliqués. Le général Coulibaly nous a réconciliés. Lui (Hambak , Ndlr) travaillait pour le Pdci (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), moi j’étais PIT (Parti ivoirien des travailleurs). C’était la gauche contre la droite.

Ensuite quand ils étaient au Golfe, moi j’étais président du CNP (Conseil national de la presse) et des gens ont décidé de me débarquer. Lui qui était ministre de la Communication en ce moment, m’a téléphoné pour me demander de ne pas faire la passation de service. Pourvlui, si je le faisais, c’est que  je reconnaissais le gouvernement alors que c’était un gouvernement illégal. Moi je lui ai dit monsieur le ministre, moi je suis un homme de droit. Lé général Guéi m’a nommé et le président Gbagbo m’a reconduit. Donc s’il décide de me débarquer, je vais faire la passation de charge même si je ne suis pas d’ accord avec leur vue. Il m’a dit : »moi je ne vous conseille pas ça ». Je dis, moi je le ferai. J’ai fait, on m’a licencié. Et après, quand eux (gouvernement d’Alassane Ouattara) sont arrivés, j’ai été le trouver pour me remettre dans mes droits. Il m’a dit: »voyez, vous n’auriez pas dû ». Il m’a remis dans mes droits parce qu’il était le ministre de la Communication.

D’ailleurs,  quand il est venu à Abengourou, pendant la campagne du Président Alassane Ouattara, j’étais en train de parler à la cour royale, son épouse et lui sont venus me saluer. Je lui téléphonais de temps en temps. J’étais assez lié à lui.

J’aimais l’homme parce que c’est un fonceur. C’est mon genre. C’est un autodidacte. On ne dit pas, il est allé faire des licences, il a eu beaucoup d’agrégations ou quoi. Il s’est forgé, lui-même, il s’est battu dans la vie. C’est le genre d’homme que j’aime parce que moi-même c’est comme cela que je suis.

C’est notre beau-fils, c’est notre beau-frère. Je suis sûr que le roi (Nanan Boa Kouassi III, Ndlr) enverra des gens pour lui rendre hommage. Je suis sûr que Nanan kouakou Kouao le Patient III de Niablé, le chef de canton de Yakassé-Féyassé enverront des gens pour lui rendre hommage».

Propos recueillis par Ouattara Kaliffa, correspondant permanent

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