Le président de la jeunesse communale de Séguela: « Quand on m’a annoncé la triste nouvelle, je me suis évanoui

par NORDSUD
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Bakayoko Gaoussou est le président de la jeunesse communale de Séguela, la localité d’où est originaire le Premier ministre. Hamed Bakayoko a tiré sa révérence le mercredi 10 mars 2021, en Allemagne où il était hospitalisé pour un cancer fulgurant.

Le samedi 13 mars dernier, 4 jours après l’annonce de la disparition du chef de gouvernement de Côte d’Ivoire, l’ensemble des populations de Séguéla était encore sous le choc.

A l’image du président des jeunes dont l’état d’esprit était toujours au point mort et qui dit avoir encaissé difficilement le coup. « Le mercredi après-midi, alors que j’étais à la maison, j’ai reçu un coup de fil d’un ami, président de jeunesse d’une autre commune, qui m’apportait sa compassion. Aussitôt, j’ai mis ma télévision en marche pour vivre la triste réalité. C’est ainsi que je me retrouve dehors et évanoui dans la cour », témoigne Gaoussou Bakayoko, la voix étreinte par la douleur et les yeux embués de larmes.

Il se ressaisit avant de poursuivre. « J’ai retrouvé mes esprits quelque temps après. C’est ainsi que successivement, le sous-préfet et le maire m’ont appelé pour donner officiellement la nouvelle et m’ont demandé de réagir parce que des jeunes manifestaient en ville. On a dû, dans la douleur, les rejoindre pour demander que ces manifestations de douleur se passent sans violences ».

Pour le leader des jeunes, cette réaction des jeunes était normale : « Le Premier ministre Hamed Bakayoko était un espoir pour tous les jeunes de Séguela. Élèves comme ceux qui ne sont pas élèves. C’est une perte énorme. Car nous les jeunes ne savons plus où donner de la tête où à quel saint se vouer. Ce qu’il faisait chaque jour, on ne peut pas l’expliquer. On a tout perdu », dit-il en fondant en larmes à nouveau.

Pour lui, Hambak n’était pas l’espoir des seuls jeunes de Séguela, mais de toute la jeunesse ivoirienne.
« Le chef du gouvernement était le parrain des deux derniers présidents de la Fédération nationale des jeunes de Côte d’Ivoire (FENAJE-CI), dont je suis un des vice-présidents. C’est quelqu’un qui donnait certes avec la main, mais c’était avec le coeur. Il ne nous reste qu’à prier pour le repos de son âme », conclut-il.

Bayo Fatim, Correspondant régional

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