L’école ivoirienne à l’épreuve des défis

par nordsud.info
Publié: Dernière mise à jour le 203 vues

Ce lundi, nos élèves retournent à l’école. Une nouvelle année scolaire commence, avec encore une fois, des innovations que suggère Mariatou KONÉ, pour sauver l’école ivoirienne !

Un chantier d’Hercule auquel s’attaque la Ministre de l’Éducation nationale depuis sa nomination à la tête de cet important département. Comment guérir durablement une école ivoirienne malade de ses lacunes, des errements des choix approximatifs des pouvoirs successifs, avec à la clé, des dégâts « aux conséquences irréversibles », diront les plus pessimistes ? La nouvelle administration s’attaque frontalement, aux facteurs ayant ébranlé les fondamentaux de ce qui a fait la grandeur de l’école de ce pays.

Cette année encore, des innovations sont annoncées : le retour du calcul mental au primaire, la suppression des cours le mercredi, la distribution des kits scolaires en deux mois stricts, l’interdiction de la vente des articles au sein des écoles… Ces innovations qui procèdent d’une réforme énergique, patiente, sont d’abord le fruit des États généraux de l’Éducation nationale. Mais pour des innovations efficaces, il faut de l’engagement et la volonté de tous. C’est la thématique de ce dossier.

Au-delà de ces réformes structurelles, il y a d’autres considérations toutes aussi fondamentales. Par exemple, le retour du respect et de l’autorité de l’enseignant à l’école. On n’en parle trop. Pourtant, l’image de l’enseignant est aujourd’hui bien écornée surtout que la cellule familiale a démissionné. L’autre défi majeur de l’école ivoirienne, c’est ce que pointaient fort justement les États Généraux de l’éducation de 2022 : la faiblesse du taux de rétention dans le système éducatif ivoirien, qui fragilise du coup, l’Indice de Développement Humain. Les raisons sont multiples et complexes : « l’abandon des classes pour la vie professionnelle, pour les filles, la hausse préoccupante des grossesses en milieu scolaire, la pauvreté des ménages…»* Il est une évidence, les constructions d’infrastructures ne suffisent pas à elles seules, pour redorer le blason de l’école ivoirienne. Même si, ces efforts sont louables et décisifs dans cette quête de renaissance.

Ange Hermann GNANIH

*Source : Une contribution de M. Magloire NDEHI, Spécialiste des questions de développement.

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