Remise officielle des kits aux candidats
La Commission électorale indépendante (CEI) a procédé ce mercredi à la remise de kits de collecte des parrainages pour l’élection présidentielle de 2025. À cette occasion, le président de l’institution, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a rappelé avec insistance les règles régissant cette phase essentielle du processus électoral, en présence de représentants de partis politiques et de potentiels candidats.
« Ce n’est pas la CEI qui a institué le parrainage, c’est la loi », a précisé le président Coulibaly-Kuibiert lors de la cérémonie tenue au siège de la CEI à Abidjan-Cocody. Il s’est appuyé sur l’article 51 du Code électoral, qui impose aux candidats de recueillir les signatures d’au moins 1 % de l’électorat local dans 50 % des régions et districts autonomes du pays. « C’est une condition d’éligibilité », a martelé le magistrat.
Une procédure encadrée juridiquement
La CEI a remis aux candidats des kits de collecte comportant des supports papier et électroniques, conformément à l’article 54 du Code électoral. Le président de l’institution a précisé que la collecte des signatures n’est pas une simple formalité, mais une procédure encadrée juridiquement, qui permet aux citoyens électeurs de donner leur aval à une candidature.
Un dispositif existant depuis 1994
Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a aussi rappelé que l’histoire du parrainage en Côte d’Ivoire ne date pas d’aujourd’hui. Introduit en 1994, il a été appliqué pour la première fois en 1995, avant de disparaître de l’arsenal juridique en 2000, pour réapparaître en 2020 à l’issue d’un dialogue politique. « Ce sont les partis politiques eux-mêmes qui l’ont proposé et non la CEI », a-t-il souligné.
Électeurs ou simples citoyens : la précision du président
S’agissant des tensions récentes autour du rôle de la CEI dans l’évaluation des candidatures, notamment sur le statut d’électeur requis pour les collecteurs et les référents, le président de la Commission a relevé que « les opérations électorales concernent les électeurs, pas seulement les citoyens ». Toutefois, dans un souci d’ouverture, il a invité tous les citoyens aspirant à la candidature, électeurs ou non, à participer aux formations organisées par la CEI.
CEI vs Conseil constitutionnel : une collaboration harmonieuse
Il a également abordé la question des compétences respectives de la CEI et du Conseil constitutionnel. Alors que le Code électoral confie la validation finale des candidatures au Conseil constitutionnel, la Constitution attribue à la CEI la publication de la liste provisoire. Une divergence que les deux institutions ont choisi de gérer « dans la concertation », selon le président de la CEI.
Marc Dossa
