À quatre mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) intensifie sa mobilisation en vue d’assurer une « victoire dès le premier tour » à son candidat, qui sera selon toute vraisemblance le président Alassane Ouattara. C’est ce qu’a déclaré ce mercredi 18 juin Etienne Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole principal du parti au pouvoir, lors d’une conférence de presse.
À l’occasion de ce rendez-vous hebdomadaire baptisé Les RDV du RHDP, M. Adjoumani a salué la dynamique populaire observée à l’issue des pré-congrès organisés dans les 47 régions politiques du pays et les 17 communes du district d’Abidjan. Ces rassemblements régionaux, selon lui, ont permis de « roder la machine » du parti avant le deuxième congrès ordinaire du RHDP prévu les 21 et 22 juin prochains au Parc des Expositions et au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé.
« Le RHDP est une machine électorale qui se porte très bien », a affirmé le ministre de l’Agriculture, soulignant la mobilisation nationale et internationale des militants, notamment en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Maroc et au Gabon.
Le porte-parole du parti présidentiel a également martelé que « le temps des négociations et des arrangements est révolu », appelant les opposants à intégrer le processus électoral dans le respect des règles constitutionnelles. Sans les nommer, il a critiqué certains leaders politiques qualifiés de « candidats inéligibles », accusés de vouloir « tordre le cou à la loi » pour briguer la magistrature suprême.
Un message ferme à l’opposition
Le porte-parole, surnommé ‘’L’éléphant blanc’’ du Zanzan, a affirmé que le RHDP n’était pas dans une posture de vengeance. Il a évoqué la récente marche du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) encadrée sans incident par les forces de l’ordre. A entendre le transfuge du PDCI, cela est la « preuve de la maturité démocratique du régime ».
Il a toutefois rappelé que la liberté de manifester « bien que garantie par la Constitution, n’avait pas toujours été respectée dans le passé », visant implicitement des responsables de l’opposition, qu’il s’est gardé soigneusement de nommer.
« L’éligibilité est conférée par la loi, qui est l’émanation du peuple souverain de Côte d’Ivoire », a-t-il insisté, ajoutant que « ce n’est pas dans la rue qu’on transforme un candidat inéligible en éligible ».
« La machine est lancée et ne s’arrêtera plus jusqu’à la victoire finale au soir du 25 octobre », a conclu M. Adjoumani, appelant à des élections « inclusives, transparentes et apaisées », mais uniquement avec des candidats « remplissant les conditions légales ».
Marc Dossa
