Présidentielle : Un samedi qui s’annonce tendu…ou calme

par NORDSUD
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Depuis plusieurs semaines, les Ivoiriens sont confrontés à une crise politique alimentée par les dissensions entre le pouvoir et l’opposition. Au centre : le scrutin de ce samedi. Une partie tient à ce que le vote se déroule, l’autre partie veut l’empêcher.

C’est le jour fatidique. Près de 7,5 millions de citoyens ivoiriens sont appelés à glisser leur bulletin dans l’urne, ce samedi 31 octobre. Un scrutin qui arrive dans un contexte politique extrêmement tendu. Les deux principaux opposants, Henri Konan Bédié, le candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et Pascal Affi N’Guessan, celui du Front populaire ivoirien (FPI), affirment qu’ils ne sont pas partants pour le vote, même si leurs candidatures ont été validées par le Conseil constitutionnel et qu’ils figurent sur les bulletins de vote. Seuls, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, grandissime favori, candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) et Kouadio Konan Bertin (KKB), candidat indépendant, ont battu campagne.

Empêcher le scrutin

L’opposition ivoirienne conduite par Pascal Affi N’Guessan, demande le report du scrutin et promet de conduire la désobéissance civile à son terme. Pour faire obstacle à l’élection, Affi N’Guessan annonce des barricades, ce samedi, et jure à qui veut l’entendre, qu’il n’y aura pas de vote. Des menaces prises au sérieux par le Rhdp pour qui rien ni personne ne pourra empêcher ce scrutin. Afin de rassurer les Ivoiriens et la communauté internationale, le gouvernement a déjà déployé environ 35 000 soldats dans le cadre de l’opération «barrissement de l’éléphant», dont la principale tâche est la sécurisation du vote. En plus de cela, le porte-parole du Rhdp, Kobenan Kouassi Adjoumani, informe que leurs militants ont été mobilisés pour sécuriser le déroulement de l’élection.

Troubles

Un samedi qui s’annonce tendu. Qui remportera son pari ? Pour les Ivoiriens, il est clair que cette journée sera émaillée de troubles. Avec 22. 380 bureaux de vote repartis sur toute l’étendue du territoire national, la tâche pour les forces de l’ordre ne sera pas aisée. Certaines zones resteront plus vulnérables aux casses que d’autres. Et si des troubles doivent avoir lieu ce samedi, ce seront les urnes les premières cibles, peut-être, sous le regard des observateurs internationaux déployés sur le terrain.

L’après élection doit également être appréhendé. Quel sera le climat une fois le scrutin terminé ? La Côte d’Ivoire retrouvera-t-elle cette quiétude si importante pour la reprise des affaires ou les troubles vont-ils se perpétuer et engluer le pays dans une grave crise ? Croisons les doigts.

Raphaël Tanoh

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