Un appel à la vigilance des forces de sécurité
Ils ont tiré la sonnette d’alarme lorsque, en début d’année, le président de la République, assumant pleinement ses prérogatives, a exhorté les forces de défense et de sécurité à se tenir prêtes à jouer leur partition en cette année électorale.
« La sécurisation de l’échéance électorale d’octobre 2025 sera un impératif auquel vous devrez répondre avec professionnalisme et dévouement. Votre engagement devra s’inscrire dans une dynamique de prévention des tensions sociales afin d’instaurer un climat de sécurité paisible, serein et favorable à l’expression démocratique », avait recommandé Alassane Ouattara, en réponse au discours du chef d’état-major général des armées ivoiriennes, lors de la cérémonie des vœux de Nouvel An.
Un contexte régional instable
« L’environnement sous-régional est marqué par une configuration géopolitique instable, entraînant ruptures, incertitudes et mouvements stratégiques. Dans ce contexte, la situation sécuritaire sera inévitablement affectée, notamment dans la lutte contre de nouvelles menaces. Vous devez donc continuer à faire barrage à cette adversité qui sévit au-delà de nos frontières », avait ajouté le chef de l’État.
Une année 2024 marquée par la stabilité
Intervenant avant le chef suprême des armées, le général Lassina Doumbia avait déjà souligné que
« l’année 2024 a été globalement, pour les forces de défense et de sécurité ainsi que pour les corps paramilitaires, une période de quiétude et de paix intérieure, permettant la tenue d’importants rendez-vous tant nationaux qu’internationaux ».
Une mise en garde contre toute tentative de déstabilisation
Dès juillet 2023, l’ancien directeur général adjoint du Fonds monétaire international avait affirmé que l’armée est désormais en alerte et prête à réagir à toute éventualité, en faisant clairement allusion à l’épisode du Conseil national de transition.
« Après les événements de 2020, marqués par l’apparition d’une structure étrange appelée CNT, des individus ont caressé l’idée d’un coup d’État, ignorant la solidité de notre armée. Notre armée est robuste. Elle est professionnelle. Il n’y aura plus de coup d’État en Côte d’Ivoire. Autrement, ils devront cette fois-ci faire face à moi avec une détermination encore plus forte que la précédente. Je pense qu’ils ont compris. La Côte d’Ivoire est une démocratie vivante », avait mis en garde le chef de l’État, se félicitant du retour à la raison – et au sein de la majorité présidentielle – d’Albert Toikeusse Mabri, ainsi que du dirigeant du Front populaire ivoirien.
Un appel au rassemblement
« Notre frère Affi N’Guessan, autrefois impliqué dans ces projets de complot, a choisi désormais un partenariat entre le FPI et le RHDP. Nous devons toujours garder les bras ouverts et accueillir tous ceux qui aspirent à la paix et à la stabilité de notre pays », avait poursuivi Alassane Ouattara qui, en cette année électorale, a de bonnes raisons, de suivre les faits et gestes de ses opposants, tentés de perturber la quiétude des populations.
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MD
