Paris et Bamako opposées sur les Djihadistes

par NORDSUD
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Il n’est pas question de parler avec tous les djihadistes au Mali. Surtout pas à tous les prix. C’est ce qu’on peut retenir du déplacement du chef de la diplomatie française au Mali. Ce lundi Jean-Yves Le Drian s’est entretenu avec les nouvelles autorités maliennes sur la gestion de la transition, après la chute du président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) le 18 août 2020. Paris et Bamako ont affiché leur désaccord sur un éventuel dialogue avec les groupes djihadistes, Paris rejetant fermement cette option, tandis que le chef du gouvernement malien de transition évoque une « opportunité » pour la paix.
Selon l’AFP, Jean-Yves Le Drian, a fermement rejeté, lundi 26 octobre, l’idée de discussions avec les rebelles islamistes liés à Al-Qaïda ou à l’organisation État islamique (EI).

Le Premier ministre malien de transition, Moctar Ouane, a quant à lui souligné que le « dialogue national inclusif », vaste concertation nationale tenue fin 2019, avait « très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue avec les groupes armés » djihadistes.

Il faut voir dans ce dialogue « une opportunité d’engager une vaste discussion avec les communautés afin de définir les contours d’une nouvelle gouvernance », a-t-il expliqué, en prônant une « coordination » avec les partenaires du Mali, « notamment ceux qui interviennent sur le plan militaire », au premier rang desquels figure la France, qui a déployé 5 000 soldats au Sahel.

Bakayoko Youssouf

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