Covid-19 : Le jour où le vaccin arrivera en Côte d’Ivoire…

par NORDSUD
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17 novembre 2019-25 novembre 2020. Plus d’un an après la découverte du premier cas de la Covid-19 dans la ville de Wuhan en Chine, et après 60 millions de cas et 1,5 million de décès à travers le monde, la pandémie à Coronavirus pourrait finalement être vaincue…dans un futur proche.  

La course aux vaccins lancée par les grands laboratoires comme Pfizer, mais aussi des universités telles qu’Oxford, va bientôt connaître un dénouement heureux. Plusieurs vaccins ont été annoncés par les chercheurs dont les taux varient entre 90 et 70%.

Mardi, le président français, Emmanuel Macron, a signalé qu’une campagne, «rapide et massive», aura lieu dès fin décembre, début janvier pour, dit-il, les personnes les plus fragiles.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) note que le vaccin pourrait être disponible entre début et mi-2021. Pourquoi une telle précaution ? «Avant que les vaccins contre la Covid-19 puissent être mis à disposition, plusieurs difficultés importantes doivent être surmontées», explique l’OMS. Parmi les tests à passer, il y a l’innocuité et l’efficacité des vaccins qui doivent être prouvées dans le cadre d’essais cliniques de grande ampleur.

Deux visages

L’OMS annone également qu’une fois qu’un vaccin Covid-19 sera approuvé, l’Afrique recevra au moins 220 millions de doses initiales. Le premier lot donnera la priorité aux travailleurs de la santé de première ligne et aux groupes vulnérables. La distribution du vaccin sera faite sur la base sur de la taille de la population de chaque pays.

54 pays avaient tous exprimé leur intérêt pour un vaccin Covid-19. Selon une source au sein de l’Institut national de l’hygiène publique (Inph), parmi ces pays, figure la Côte d’Ivoire.

Mais, comment les Ivoiriens appréhendent-ils la découverte d’un vaccin contre cette pandémie aux deux visages ? Au niveau de l’Inph, notre source précise que même si on est pressé qu’un vaccin arrive sur le sol ivoirien, le processus doit suivre son cours. Et la Côte d’Ivoire ne peut pas influencer les recherches.

Pharmaciens

Au niveau du personnel de santé, les préparateurs et gestionnaires en pharmacie abondent dans le même sens. Sylla Vazoumana, secrétaire général sortant du Syndicat national des préparateurs et gestionnaires en pharmacie de Côte d’Ivoire (Synapgpci) explique même qu’ils suivent cela d’un œil assez détaché. «Ce sont les Européens et les Américains qui vont décider de l’efficacité et de la disponibilité du vaccin. Nous ne pouvons que subir. Mais on souhaiterait qu’un vaccin soit disponible le plus tôt possible», indique-t-il.

L’attente est d’autant plus justifiée que, au dire de Dr Guillaume Esso Akpess, secrétaire général du Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire (Synacass-CI), les mesures barrières contre la covid-19 sont de plus en plus foulées aux pieds. « Mais nous ne faisons pas de test sur le sol ivoirien. Il faut donc attendre que le vaccin soit disponible et être les premiers à en recevoir. Ce sera un soulagement », note-t-il.

Surtout, la gratuité du vaccin est déjà dans tous les esprits. « Nous avons entendu dire que le vaccin sera gratuit », souffle Vazoumana Sylla. Pour lui, ce serait une bonne initiative.

Si la question n’est pas encore abordée officiellement, il faut savoir que les chercheurs ont bien l’intention de monnayer le fruit de leur dur labeur.

20 000 FCFA pour une dose

L’entreprise pharmaceutique Moderna, par exemple, entend demander aux gouvernements entre 25 et 37 dollars par dose de son vaccin contre le Covid-19. Soit, autour de 20 000 Fcfa pour une dose ! Exorbitant, mais justifié, selon la structure.  «Un prix correct si on songe aux coûts élevés pour le système de la santé que représente un patient gravement atteint par le virus», a déclaré récemment le patron de Moderna, Stephane Bancel.

Même si une subvention sera toujours possible en Côte d’Ivoire, pour le personnel de santé, on ne juge pas de l’urgence d’un vaccin au même titre qu’en Europe ou aux Etats-Unis. On attend tout simplement le jour où le vaccin arrivera sur la terre d’Eburnie.

Raphaël Tanoh

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