COP26 à Glasgow: Les enjeux d’un rendez-vous crucial

par NORDSUD
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Repoussée d’un an à cause de la pandémie à coronavirus, la COP26 intervient deux ans après l’échec de la COP25 de Madrid, dont le slogan était pourtant… « Time for Action ». Organisée par le Royaume-Uni en partenariat avec l’Italie, elle se déroulera du 31 octobre au 12 novembre 2021 dans la ville écossaise de Glasgow, au Scottish Event Campus, sous la présidence d’Alok Sharma. Celui-ci n’a pas caché son scepticisme, à une semaine de l’ouverture : il sera « définitivement plus difficile » de parvenir à un accord mondial à la COP26 qu’à la COP21.

Cette COP a par conséquence un objectif : finaliser les règles de l’Accord de Paris et passer des promesses aux actes pour se rapprocher de la trajectoire de 1,5°C de réchauffement avant la fin du siècle.

Selon les scientifiques, maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 1,5 °C est le meilleur moyen de préserver la planète des effets dangereux du changement climatique.

Toutefois, à l’heure actuelle, le monde n’est pas sur la bonne voie, les températures mondiales étant en hausse.

Selon le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement de la planète provoque des changements plus marqués et, dans certains cas, irréversibles concernant les régimes de précipitations, les océans et les vents dans toutes les régions du monde. Au sein de l’UE et dans le monde, on observe des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses, tels que des vagues de chaleur, des inondations et des incendies de forêt.

À quelques jours du début d’un nouveau cycle, seulement 120 pays et l’UE (environ 50% des émissions de GES) ont mis à jour leur NDC, selon le 20e rapport du PNUE paru mardi 26 octobre. Quatre pays n’ont pas communiqué de plan de réduction actualisés (ils pourront encore le faire pendant les pourparlers) : l’Inde, la Turquie, la Chine et l’Arabie saoudite (qui représentent 33% des émissions mondiales de GES). Ces deux derniers multiplient pourtant les annonces de bonnes intentions. Deux pays ont des ambitions revues à la baisse – le Brésil et le Mexique – et deux autres des NDC inchangées : l’Australie et l’Indonésie.

Problème : avec de telles ambitions déclarées, les émissions vont augmenter de 16% d’ici à 2030 par rapport à 2010, selon le Giec. Or, pour limiter l’augmentation de la température moyenne à 1,5 °C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 45% en 2030. Ou encore multiplier par 7 en seulement huit ans les promesses actuelles, selon le rapport du PNUE. Seul les plans du Royaume-Uni (68% au moins de baisse des émissions en 2030 par rapport à 1990) et de la Gambie sont considérés comme compatibles avec la limite de 1,5°C.

Bakayoko Youssouf

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